Le patron du team Tech3 ne vit sans doute pas la saison dont il aurait rêvé en cette année 2016. Certes, son pilote Pol Espargaró se maintient comme le meilleur des pilotes satellites au classement général provisoire, mais il est en partance vers KTM, tout comme celui que le Français a formé et révélé, Bradley Smith. Il y a comme une atmosphère de fin de règne dans le team tricolore. Mais le meilleur reste à venir.

Et ce meilleur sera 2017 avec une belle aventure qui commencera avec Johann Zarco. Un compatriote qui n’a pas eu les faveurs de Suzuki pour devenir un pilote officiel. Mais chez Tech3, on n’est pas loin de l’usine Yamaha et on est une structure qui sait faire dans l’épanouissement du pilote. Or, c’est un déjà Champion du Monde de Moto2 qui arrive, en lice pour rafler un second titre qui serait inédit puisque, personne encore, n’a réussi à conquérir deux couronnes consécutives dans cette catégorie où l’on se bat à couteaux tirés.

Un parcours qu’Hervé Poncharal souligne à juste titre sur Speedweek : « je vais le voir chaque dimanche de Grand Prix et je dois dire que je commence à être en manque de superlatifs. Il m’a vraiment étonné. En début de saison, il a eu des problèmes et même en Autriche, je pensais qu’il ferait au mieux un podium, mais il a encore gagné. C’est incroyable. Il me rend heureux et fier. Il écrit l’histoire du Moto2. Je sais qu’il n’aime pas que je le lui dise, mais il est le patron. Personne d’autre n’a brillé autant que lui si ce n’est Marc Márquez. C’est une catégorie où c’est le pilote qui fait la différence et il est remarquable ».

L’histoire du Moto2 sans doute, mais le pilote Ajo entre aussi la légende de la moto française. Le voilà à la tête de 38 victoires et de 27 podiums récoltés en Moto2 et en 125cc. Sur les tablettes, il a dépassé Christian Sarron qui était jusque-là le tricolore le plus capé. Mais Hervé Poncharal tient tous les comptes : « il est le Français qui a le plus de victoires et le plus de podiums. Il lui faut encore battre Olivier Jacque qui est celui qui compte le plus de pole-position ».

Maintenant, le Français est avant tout un patron d’écurie : « je veux juste des bons pilotes et pour moi, que vous soyez Français, Espagnol ou Allemand, il n’y a aucune différence. Je veux des pilotes intelligents rapides et sympathiques. Peu importe leur nationalité ». Cela laisse au moins un espoir à l’Allemand Jonas Folger qui sera l’équipier de Zarco sur la Yamaha Tech3 en 2017.

On rappellera, concernant Johann Zarco, qu’il avait 31 points de retard au championnat au soir du Grand Prix de France. En six courses, il a marqué 125 points avec quatre victoires, une seconde place, et le onzième rang pris à Brno. Il mène son championnat avec 19 points d’avance sur un Alex Rins qui vient e se faire opérer d’une clavicule brisée à l’entrainement. Le Grand Prix de Grande Bretagne se déroulera le week-end prochain.

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