Dans cette saison 2017, il y aura sur la grille de départ une compétition dans la compétition : celle qui opposera le team LCR, équipée d’une moto avec Crutchlow, à l’écurie Marc VDS, aux deux machines fournies à Jack Miller, pilote HRC, et Tito Rabat. L’enjeu ? Être toujours dans le giron de Honda en 2018. Dans un entretien à Speedweek, l’homme du Marc VDS, Michael Bartholemy, détaille l’essentiel de ce duel. Avec des arguments sonnants et trébuchants…

La saison 2016 a été celle des surprises avec neuf vainqueurs différents. Celle de 2017 est déjà placée sous le sceau des changements avec de nouvelles têtes au sein de la majorité des structures officielles. Quant à 2018, c’est l’échéance redoutée des équipes privées. Et celles-ci se préparent déjà à y faire face. Pour certaines, ce sera la guerre ouverte, le duel sans merci pour la survie d’un partenariat. Ainsi, entre le team LCR et le Marc VDS Racing.

Pourquoi ? Parce que la Dorna insiste pour que les constructeurs Suzuki, Aprilia et KTM aient leur team satellite. Ducati devra donc lâcher prise et chez Honda on dit déjà que l’on prendra modèle sur Yamaha. Soit un seul partenaire. A la lecture des effectifs engagés, on constate qu’entre Lucio Cecchinello et Michael Bartholemy, il y en a un de trop. Et les deux peuvent se targuer d’avoir déjà gagné avec une RC213V.

Alors le choix ne sera pas simple. Les Belges donnent leur sentiment sur la situation. Avec déférence mais aussi malice… « Si Honda décide en effet de ne fournir qu’une seule équipe en 2018, alors c’est bien Lucio Lucio Cecchinello et son équipe LCR qui ont la légitimité pour être choisis. Ils sont des partenaires de Honda depuis plus longtemps que nous ».

Une remarque qui est en fait un préliminaire et non un constat définitif. Car Michael Bartholemy poursuit : « notre avantage ceci dit est que nous sommes déjà assurés de pouvoir financer deux motos pour les cinq prochaines années. Notre partenariat avec Marc VDS a été prolongé jusqu’en 2021. C’est un argument qui peut être un plus pour Honda. Mais si l’on parle de loyauté et de fidélité à Honda, alors bien sûr, la balance penche du côté de Lucio. Ce sera une décision à prendre par le HRC ».

Les résultats à la fin de la campagne 2017 compteront aussi un peu. D’où les commentaires appuyés de Lucio Cecchinello sur un Crutchlow à garder jusqu’à la retraite et un clin d’œil à Jack Miller dont le retour ne serait pas un souci. On notera aussi les mises au point du Marc VDS Racing au sujet d’un Rabat mobilisé pour des résultats sous peine d’être remplacé par Morbidelli alors que Miller est choyé. Les grandes manœuvres en vue de 2018 ont bel et bien commencé.