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Beaucoup commencent à prédire l’enfer pour Lorenzo sur une Ducati qu’il a choisie pour mieux quitter sa Yamaha. A commencer par Iannone.

La saison de MotoGP en est à son crépuscule et se prépare pour sa finale de Valence qui sera sans enjeu majeur. Tout au plus Viñales peut mathématiquement encore espérer faire la nique à Lorenzo pour la troisième place au général.

S’il y arrivait, cet exercice 2016 deviendrait alors le pire de sa carrière en MotoGP. Alors, vivement 2017 pour Por Fuera ? Voire ! Beaucoup commencent à lui prédire l’enfer sur une Ducati qu’il a choisie pour mieux quitter sa Yamaha. A commencer par Iannone.

Vainqueur en Autriche et premier à apporter à Ducati une victoire en Grand Prix de puis 2010, Iannone n’a pourtant pas été préféré à Dovizioso qui l’a suivi dans le succès pour les rouges en Malaisie. Jo le Maniac retrouvera néanmoins une bonne Suzuki, mais il laissera bien sa place à celui sur lequel Ducati a parié gros pour jouer à chaque saison le titre mondial : Lorenzo.

Le Majorquin est un quintuple Champion du Monde, ce qui parle pour lui. Certes, mais ces titres, il les a conquis avec une Yamaha. Et passer de Yamaha à une Ducati, ce n’est pas si facile. Un certain Rossi s’y était essayé et on connait la suite. Certes, la Desmosedici était alors différente et son équipe aussi. Mais à bien écouter Iannone, pas tant que ça.

Sur GPOne, il a donné son sentiment sur l’arrivée de Lorenzo : « franchement, je ne sais pas s’il est prêt pour une Ducati ». Il explique : « sa force réside dans sa vitesse de passage dans les virages. Avec la Desmosedici, vous pouvez oublier ça. Si vous adoptez ce style de pilotage, vous êtes par terre, surtout avec ces Michelins ».

Voilà qui n’augure rien de bon. Avec une Ducati, on ne peut pas charger l’avant et faire glisser l’arrière. Tout serait à revoir pour la machine Lorenzo sujette au blocage au moindre grain de sable : « notre bonheur est que la Desmosedici a un petit couple dans les virages lents si bien que lorsque vous remettez les gaz, elle ne cabre pas tandis que l’arrière ne glisse pas, comme c’est le cas de la Yamaha ».

Il faudra donc revoir ses gammes, se forcer à être moins fluide, sauf à imaginer une Ducati métamorphosée. Mais sur ce point aussi, Iannone a des doutes : « Ducati se bat sur le front de la maniabilité dans les enchaînements de virages depuis des années. Mais ce n’est toujours pas résolu. J’ai quelques idées sur le sujet, mais je ne suis pas un ingénieur et les ingénieurs devraient avoir confiance dans les pilotes et les écouter un peu plus ».

Une dernière phrase déjà entendue il y a quelques années de la part d’un autre transalpin retourné depuis chez Yamaha. Voilà Lorenzo prévenu. Il va y avoir du travail dans un délai réduit puisque Yamaha ne lui facilitera pas la tâche en refusant d’écorner son contrat pour plus de séances d’essais. Quant à Dovizioso, à présent vainqueur sur une Ducati,  il attend la confrontation avec son nouvel équipier de pied ferme.

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