Si Jorge Lorenzo a montré qu’il avait encore des doutes sur la mise au point de sa Ducati GP18, il a au moins une certitude : lorsque le moment de la retraite du paddock aura sonné, il ne sera pas l’un de ceux qui continuent à l’arpenter sous d’autres fonctions. En ce sens, il rejoint Cal Crutchlow qui a assuré sur le sujet qu’il profiterait de son argent et des siens. Por Fuera suit la même trajectoire et précise bien, du haut de ses 30 ans, qu’à 39, il ne fera certainement pas comme Valentino Rossi.

Pour Marc Márquez, la carrière de Valentino Rossi est un exemple et le voir encore à ce très haut niveau de la compétition avec une telle intensité dans la motivation mérite que l’on s’incline. Mais pour Lorenzo, comme il le confie dans Speedweek, ce n’est certainement pas le chemin à arpenter : « je ne sais pas ce que je ferai dans dix ans et personne ne sait ce qu’il fera d’ici cette échéance. Les plans établis aujourd’hui peuvent changer. Si vous me posez la question maintenant, les miens sont de profiter de la vie ».

Tout simplement. « Je ferai tout ce que je ne peux pas faire actuellement. J’irai faire du tennis, du golf, j’arrêterai de suivre un régime alimentaire strict, je voyagerai dans des pays que je ne connais pas, je profiterai des moments avec mon entourage. Je ne veux être tenu par aucune obligation ».

Il termine : « la vie est courte. Si vous avez la chance de pouvoir avoir ce que vous voulez, alors vous devez la saisir. Et si je ne fais rien d’insensé, j’aurai cette possibilité. Je ne me vois certainement pas comme Rossi qui continue à courir à 39 ans. Même si jamais vous ne devez dire jamais, je ne chercherai pas du travail dans le paddock ».

On rappellera que le Majorquin a tout de même quelques activités en cours : un musée dédié à la compétition en Andorre et des parts dans l’enseigne Skull Rider qui fait dans les lunettes et les vêtements.