On pensait le cas réglé mais le problème est revenu à la surface chez KTM. Quoi donc ? Le niveau d’un Bradley Smith dont le poste officiel a été sauvé in extremis à la fin de la saison passée, grâce à des derniers Grands Prix décents. Mais le début de l’exercice 2018 montre à nouveau un Anglais timide aux performances insatisfaisantes. Cette fois, la firme de Mattighofen ne va pas attendre une saison que l’équipier de Pol Espargaró se réveille. La prestation du Qatar a été un joker joué. Et c’est le team manager Mike Leitner qui l’annonce sur Speedweek

Un avertissement sans frais donc, et d’autant plus qu’il est argumenté. L’Autrichien développe ainsi : « on a vu Bradley rouler entre la onzième et la treizième place lors des premiers tours à Losail, mais le problème, c’est qu’il aurait dû évoluer à ce niveau dès l’entame du meeting du Qatar. On aurait alors pu trouver d’autres réglages et le résultat aurait été peut-être différent. C’est ce que font les pilotes de pointe comme Marquez. Ils roulent toujours à fond. C‘est ce qui permet de faire évoluer la moto ».

« Mais Bradley a une autre approche. Il roule beaucoup avec les pneus usés en vue de la course. Il exagère cet aspect. Il faut qu’il monte aussi des pneus neufs pendant les séances. Le MotoGP a évolué ces deux dernières années. Il faut maintenant être au maximum durant trois séances pour aller chercher la Q.2. Il faut que Bradley intègre ça définitivement. L’équipe doit certes progresser, mais il doit aussi évoluer ».

« Chez KTM, nous sommes les premiers à reconnaître que nous n’avons pas la meilleure moto pour jouer devant. Mais tout irait aussi bien mieux si Bradley faisait aussi sa part du travail ». Un réquisitoire qui ne donne cependant pas encore la sentence finale : « ce n’est pas avec le seul Grand Prix du Qatar que l’on peut présager de la suite de la saison de Bradley. Maintenant, on va voir commet va se dérouler la suite ». Et ce sera dès ce week-end en Argentine