En 2017, il y aura un nouveau constructeur sur la grille de départ du MotoGP: KTM. Après tests et des manœuvres grandeur nature face à la concurrence à Valencia, la marque entamera sa première saison officielle parmi l’élite de la vitesse moto. Son arme, la RC16, sur laquelle il y a encore beaucoup à faire. De fait, c’est la mobilisation générale à Mattighofen, expliquée par Bradley Smith de retour de Jerez.

Un Kallio en renfort, un Smith à l’ouvrage et un Pol Espargaró interdit de guidon à cause de son contrat Yamaha en cours mais bel et bien présent sur le bord de la piste pour livrer ses analyses, ce n’est rien de dire que le travail d’équipe n’est pas une notion prise à la légère chez KTM : « nous nous serons tous les coudes car nous avons besoin de tester et d’éprouver tout ce que l’on peut essayer sur la moto afin de la rendre aussi compétitive que possible » explique Smith sur crash.net.

« Les relations entre Pol et Mika sont très étroites. Nous savons que nous sommes mobilisés sur un projet très important et que nous avons besoin de la compétence de tout le monde dans le team. Tout est entre nos mains et nous travaillons tous dans la même direction. Nous sommes tous les trois solidaires et c’est important ».

Et sur le terrain, ça donne quoi ? Bradley Smith a fini vingtième son labeur à Jerez avec un chrono modeste de 1’41.621 soit à près de trois secondes du meilleur temps qui a fait sensation : celui de Rea sur la Kawasaki de Superbike. C’est aussi une performance d’un peu plus d’une seconde moins bonne que celle de Kallio qui revendique un 1’40.505. De quoi s’inquiéter ? « Nous avions beaucoup de choses à tester et je suis le genre de pilote qui a besoin de beaucoup rouler afin de déterminer la direction à suivre. On a essayé pas mal de choses et rien n’a été déterminant pour faire des temps mais nous avons une importante somme de données qui sera utile aux ingénieurs ».

« Avec Mika Kallio, on s’échange nos idées et on les met en pratique. Sa voie est différente mais nos performances sont proches. Il travaille sur l’arrière et moi sur l’avant. Nous avons un cadre tubulaire acier et des suspensions WP et c’est un ensemble performant. Nous travaillons sur la hauteur, la répartition des masses, et je suis heureux du frein moteur. Il nous faut progresser dans le domaine de la transmission. Nous sommes aussi concentrés sur la puissance moteur et le contrôle de traction ».

« Cela peut paraître fastidieux et c’est loin de la recherche du chrono, mais c’est le genre de démarche qui paye à la longue. On en tirera les bénéfices dans les prochains mois. Je sais que tout le monde fait un superbe travail et ce qu’ils ont déjà accompli a permis de belles avancées ».

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