De plus en plus cela tourne au secret de polichinelle. Quoi donc ? Le transfert de Jorge Lorenzo de Yamaha vers Ducati. Un chemin rendu possible par la construction d’un pont d’or dit-on. Davide Brivio a lâché le morceau à Austin et c’est maintenant Lin Jarvis qui se dépareille de sa prudence légendaire sur Speedweek.

Le patron des troupes Yamaha sur le terrain est même quelque peu amer sur un sujet dont la conclusion semble inéluctable : la perte de son pilote dans les murs depuis 2008 : « chaque jour qui passe réduit encore un peu plus les chances de voir Jorge Lorenzo poursuivre avec nous » explique le directeur général de Yamaha Factory Racing. « Et il s’est écoulé déjà plusieurs jours ». Trois semaines en effet depuis une offre faite de repartir pour un bail de deux ans qu’a accepté de son côté sans sourciller Valentino Rossi au Qatar.

« Je serais surpris qu’il reste » reconnait Lin qui rappelle deux choses : la première est l’offre que Yamaha ne changera pas. Et la seconde au sujet d’un Lorenzo qui a toujours dit vouloir finir sa carrière avec Yamaha. Une manière de se garder la morale avec soi contre la puissance corruptrice de l’argent. On commence à déceler les contours d’un divorce.

Maintenant qui pour le remplacer en plan B ? Valentino Rossi a choisi, c’est Maverick Viñales. A l’abord du sujet, Jarvis retrouve sa prudence : « je ne ferai pas de commentaire tant que je ne serai pas certain d’avoir besoin  d’un autre pilote ». Il affirme ne pas avoir pris langue avec un Aki Ajo, manager de l’actuel pilote Suzuki. Et puis, le Doctor a aussi cité à la cantonade les noms de Pedrosa et Iannone. Les plans C ?