Ce titre 2016 conquis par Marquez au guidon d’une Honda est à placer sous le signe du travail acharné. Faisant le point sur une campagne qui connaîtra son épilogue dans moins de deux semaines à Valencia, MM93 rappelle que rien n’a été facile. Le HRC et son pilote n’en ont que plus de mérite.

Revenons à cette fin de campagne marquée par la consécration de Lorenzo sur les ruines du champ de bataille entre Marquez et Rossi. Une conjoncture qui masquait alors l’essentielle nouvelle donne en cours de distribution marquée par deux faits majeurs : l’arrivée de Michelin comme manufacturier unique et l’installation de la centrale électronique unique sur toutes les motos.

Si certains pilotes ont souffert plus que d’autres du pneu avant auvergnat, Honda a pris de plein fouet la boite à puces estampillée Magneti Marelli. Durant la période du CRT, la firme au blason ailé avait pris un autre chemin que Yamaha et Ducati pour s’aguerrir à cette électronique. Ce qui ne lui a pas servi.

Dès l’intersaison, les difficultés se sont manifestées. Et les premiers Grands Prix ont confirmé les problèmes. Marquez raconte sur Speedweek : « le résultat final est là, mais nos soucis étaient cruciaux et je dois dire que le début de saison a été un gros problème pour nous ».

Il détaille : « les essais hivernaux ont été compliqués aussi. J’ai eu de nombreuses réunions avec Honda et je leur ai promis que j’allais piloter de façon plus conservatrice pour marquer des points pendant la première partie de la saison. A charge pour eux de me donner une bonne moto dans la seconde. C’était un défi pour eux car nous étions loin du haut niveau ».

« Etape par étape, nous avons réduit l’écart et j’ai de nouveau pu être compétitif avec la RC213V ». Et il est vrai que la seconde partie de la saison a révélé les autres pilotes Honda que sont Miller, Crutchlow et Pedrosa qui se sont imposés. Au final, avec une moto au départ loin du compte, Honda revendique neuf victoires cette année. Et il reste encore un Grand Prix à disputer.

Pendant ce temps, les deux pilotes Yamaha officielles se sont partagé cinq succès durant les sept premières épreuves. Et puis plus rien. On comprend dès lors les propos d’un Rossi appelant son employeur à la mobilisation générale pour 2017.

Ceci dit, au passage, Marquez a été d’une régularité impitoyable tout au long de la campagne 2016 avant de renouer avec les chutes en course une fois le titre acquis sur une Honda compétitive. En deux Grands Prix, il a lâché 35 points à Rossi. Le HRC pourrait presque se dire qu’il est contre-productif de donner une machine trop bonne à son leader…

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