Il est ce que l’on appelle (à tort) un « télémétriste », un poste on ne peut plus stratégique dans un MotoGP moderne soumis à l’électronique où il faut savoir dresser les puces savantes. Et lorsque l’on est en charge de la moto de Valentino Rossi, la fonction a encore plus de relief. C’est la charge d’un certain Matteo Flamigni qui n’est pourtant pas au bord de la dépression. Bien au contraire.

C’est un des fidèles de la troupe de Vale. A ses côtés depuis 2004, il a partagé les titres de 2004, 2005, 2008 et 2009, il a traversé le désert Ducati avec lui avant de revenir chez Yamaha. Un retour du roi qui ne s’est pas encore conjugué avec une couronne actuellement sur la tête de l’autre pilote des trois diapasons, Jorge Lorenzo. L’an dernier, le coup est passé près et la désillusion a été d’autant plus grande. Mais la motivation n’a jamais faibli. Et cette année, la quête du dixième titre a repris.

Une détermination que l’ingénieur italien apprécie. Car la méthode de travail Rossi ne laisse pas place au découragement : « Vale ne fait pas peser la pression de l’enjeu. Il fait en sorte que les choses soient faciles, que ça coule de source. Tout est canalisé dans la bonne direction, sans trop de stress. Il nous aide ainsi aussi beaucoup » commente Matteo sur InSella.it. « Ce qui m’étonnera toujours c’est sa grande humilité, son désir insatiable d’apprendre. Il est toujours à la recherche d’améliorations et ne considère rien comme acquis ».

Voilà qui pousse à donner le meilleur de soi. Reste que l’enjeu est de taille car d’une dimension personnelle : « cette année, il est très très fort, je le vois motivé comme rarement, avide de vengeance, de reprendre ce qui a été pris l’an dernier ». Il faut donc rendre la monnaie et cette saison, l’arrivée de Michelin semble lui avoir donné une opportunité supplémentaire de toucher au but : « les Michelin conviennent plus à son style. Ils vous permettent de faire deux ou trois tours lors des qualifications. Vale n’a jamais aimé tout joué sur un tour, ce que l’on devait faire avec Bridgestone. Son style est aussi moins agressif. Cette année, il a une meilleure chance de montrer sa vraie valeur ».

Valentino Rossi, avant le rendez-vous de la semaine prochaine à Assen, compte deux victoires à son actif mais aussi deux abandons. Il est troisième au général provisoire à 22 longueurs du leader Marc Márquez et à 12 points de son équipier Jorge Lorenzo.

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