Les volontaires pour intégrer le calendrier du MotoGP sont de plus en plus nombreux et c’est sans doute le signe d’une bonne santé que Jorge Lorenzo a déjà qualifié d’âge d’or. Cette fois, c’est la Hongrie qui fait un appel du pied à la discipline reine de la vitesse moto. De lourds investissements ont été consentis sur un tracé du Hungaroring qui a déjà fidélisé la Formule 1 jusqu’en 2026. Il n’y aura donc pas de syndrome de Sepang, au grand soulagement des fans des monoplaces.

On se souviendra en effet que la Malaisie avait préféré poursuivre avec le MotoGP plutôt qu’avec la Formule 1 au moment de faire ses choix en 2016. La Hongrie répond à un autre schéma et le pays revient au goût du jour après l’échec de l’aventure d’un the Balatonring en 2009, site qui n’a jamais vu le jour.

Le tracé Magyar qui date de 1985 a vu son revêtement refait l’an dernier et son attractivité a été augmentée tandis que les responsables du lieu ont travaillé avec l’espoir d’avoir l’homologation de la FIM : « durant les travaux, nous sommes restés en contact avec les représentants de la FIM » assure sur Autosport Zsolt Gyulay responsable du site. « S’il y a une volonté partagée par tous les acteurs, nous pourrons adapter le circuit, avec notamment des dégagements particuliers, pour l’homologation moto. Pour avoir un Grand Prix de Hongrie MotoGP, il faudra aussi l’accord du gouvernement, et je pense qu’il y sera favorable ».

Tout semble donc réuni pour la présentation d’un dossier en vue d’un Grand Prix en 2018. Le dernier meeting de ce genre a eu lieu de 1990 à 1992 et ce sont Doohan et Lawson qui en étaient sortis les vainqueurs. La Hongrie quant à elle a son Champion du Monde moto en la personne du retraité Gábor Talmácsi.

Dans la zone géographique de la Hongrie, on note cependant les présences de l’Autriche et de la République Tchèque, tandis que les constructeurs engagés aimeraient bien une épreuve supplémentaire dans un pays émergent du sud-est asiatique. Pendant ce temps, le tracé du Pays de Galles essaie de sortir de terre. La Dorna va bientôt n’avoir que l’embarras du choix. Un souci de riche. Et si Lorenzo avait finalement raison ?

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