Ducati avait fait fort en 2016 en débauchant Jorge Lorenzo de Yamaha. Une démarche à 12 millions d’euros qui ne pouvait que marquer les esprits, à commencer par celui de Por Fuera. A cette époque, Andrea Dovizioso était heureux d’avoir été finalement préféré à Iannone et ne regardait pas son salaire, dix fois moins élevé. Nous voilà en 2018, avec des négociations ouvertes en vue des deux prochaines saisons. Or, la situation a bien changé, et pas seulement entre les deux pilotes. La Desmosedici jouera aussi son rôle d’arbitre…

Une mise en avant du niveau de la moto faite par le patron de Ducati lui-même qui prévient sur Autosport que les émoluments mirifiques ne seront plus d’actualité chez les rouges… « Nous avons fait un effort extraordinaire pour attirer Lorenzo chez nous. Et c’était mérité car il faut se rappeler qu’il s’agissait d’embaucher un quintuple Champion du Monde » précise Claudio Domenicali.

« C’était une exception. Pour la suite, il y aura plus d’équilibre financier entre nos pilotes. La raison en est que nous pouvons aujourd‘hui offrir une moto compétitive. Avant, elle n’avait rien remporté en cinq ans et elle a gagné deux fois en 2016 et six fois en 2017. C’est un élément à prendre en compte dans les négociations ». Certes, mais avec un Dovizioso au guidon sept fois sur huit !

« Nous ferons tout ce qui est possible pour garder nos deux pilotes actuels, et notamment Andrea car son potentiel sur notre moto est très grand. Le Dovizioso d’aujourd’hui n’est pas le même de celui d’il y a deux ans. Les conditions ont changé et nous voulons trouver un nouvel équilibre ».

Clairement, Lorenzo va devoir revoir son salaire à la baisse pour permettre à Dovizioso de voir le sien à la hausse. Pour un écart entre les deux plus décent. Un sacré challenge pour Ducati. C’est d’ailleurs pourquoi les pourparlers vont commencer bien avant le premier Grand Prix du Qatar en mars. Dès février, on entrera dans les négociations.