L’Aprilia RS-GP est-il le trésor que Bautista et Bradl nous auraient caché à leurs corps défendant ? On serait porté à le croire en prenant connaissance des commentaires dithyrambiques à son égard distillés par son nouveau servant Aleix Espargaro. Ce dernier sort extatique de ses deux jours de tests à Valencia  qui étaient son premier contact avec le missile de Noale.  

Une découverte qui s’est très bien passée. Au final, un chrono de 1’30.885 qui a positionné le frère d’un Pol, qui découvrait quant à lui une KTM, à la neuvième place. A neuf dixièmes du leader Viñales sur la Yamaha 2016. Le tout avec une RS-GP du même millésime. Pas si mal en effet !

« Je suis satisfait de mon feeling sur la moto et avec le team » raconte Aleix. « C’est génial de tout de suite se sentir à l’aise avec l’équipe et je me suis senti très bien pour ces deux journées. Leurs objectifs sont les mêmes que les miens et ils sont très motivés pour ce nouveau projet. La RS-GP est un peu plus compétitive que je ne l’imaginais, le train avant est vraiment très, très bon et je suis impatient de continuer à progresser en développant cette moto ».

Et ce développement lui fait moins peur que la même phase demandée par Márquez à Honda ou Rossi à Yamaha : « on manque d’accélération mais on est bon dans les virages. Sur ce point, jouer sur la géométrie sera suffisant. Dans les tours élevés, la moto est rapide, mais il nous faut plus d’accélération. L’électronique a aussi besoin d’un petit progrès. Mais j’adore cette moto et je suis très heureux ! »

Un rayon de soleil qui a réchauffé le cœur d’Aprilia qui a vu son second pilote Sam Lowes faire l’impasse sur la seconde journée suite à une chute lors de la première. Quant à Eugène Laverty, sa nouvelle recrue pour le Superbike et mobilisé pour ces tests, il a confirmé les bons sentiments. Mais il ne s’est classé que vingt-et-unième avec un chrono de 1’32.568.

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