Jusqu’à la messe de dimanche, Maverick Viñales avait toutes les raisons d’être heureux de son périple sur un tracé du Mugello qui recevait le Grand Prix d’Italie. Rassuré sur son avenir avec un contrat de deux ans chez Yamaha, estimé à 3,5 millions d’euros, il avait loupé la pole-position de peu face à son illustre futur équipier Rossi. Le matin, avant les hostilités, il se présentait comme le plus véloce du peloton. On allait donc voir ce que l’on allait voir l’après-midi.

Hélas, c’est à ce moment que la Suzuki a décidé de faire des siennes. Au passage, on notera qu’un sort avait dû être jeté sur la première ligne de cette sixième manche du calendrier MotoGP. Rossi en pole a abandonné et Viñales tout comme Iannone ont loupé leur envol. L’Espagnol de 21 ans explique : « on a eu un problème électronique. Tout simplement, la moto n’avançait plus, ne donnait plus de puissance. Tout le monde m’a doublé. Et le souci a disparu dès que je suis passé au rapport suivant ».

Voilà comment, en une fraction de seconde, tout le travail de deux jours et de plusieurs séances d’essais a été ruiné. Onzième et englué dans le peloton, le Champion du Monde Moto3 millésime 2013 est ensuite remonté sixième après dix tours. Une remontée qui a eu un prix : « j’avais beaucoup sollicité mes pneus au départ, bien plus que si je m’étais retrouvé parmi les premiers. A quatre tours de l’arrivée, j’étais vraiment à la limite et je n’ai pas pu attaquer. J’avais déjà frôlé la chute à plusieurs reprises. Alors je me suis dit : d’accord, la sixième place sera la mienne ».

Un bilan qui le laisse sur sa faim : « je suis très déçu, nous avions vraiment bien travaillé durant tout le week-end et nous n’avons pas pu avoir le résultat que nous méritions. J’avais vraiment la sensation que nous pouvions nous battre pour le podium. J’avais été très à l’aise lors des essais et du warm-up, j’étais confiant pour la course. La moto marchait bien avec ces réglages. Lorsque je me suis dégagé du peloton, j’ai beaucoup repris sur Dani Pedrosa. J’avais le même rythme que Jorge et Marc. Avec un bon envol, j’aurais été dans le coup. Mais une fois encore, je n’ai pas eu la chance de le montrer. Nous devons revoir les données avec les ingénieurs afin de comprendre ce qui s’est passé afin de résoudre le problème ». Une expertise qui aura aussi lieu chez Yamaha, pour d’autres raisons…

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