Responsable technique de la Yamaha de Jonas Folger chez Tech3, comme Guy Coulon l’est pour celle de Johann Zarco, Nicolas Goyon a senti qu’à la suite du fantastique Grand Prix d’Allemagne de Jonas, quand il disputa la victoire à Marc Marquez, les choses ont commencé à mal se passer.

« Après l’immense joie du Sachsenring, tout a commencé à se dérouler de travers, a  expliqué Goyon à Speedweek, avant que l’Allemand n’annonce son retrait. « J’ai remarqué bien avant le Japon que quelque chose n’allait pas. Je ne pouvais pas croire ni comprendre la course d’Aragon. Il était si rapide avant… En Aragon, nous n’avons pas vu le vrai Jonas Folger. Quelque chose n’allait pas ».

« Ce n’est que plus tard que nous nous sommes rendu compte qu’il était malade. Cette maladie provoque des moments de grande faiblesse, suivis de phases avec plus de force. J’ai récemment parlé à quelqu’un qui a la même maladie. Il m’a dit que vous avez des phases pendant lesquelles vous êtes très faible, vous êtes fatigué et vous ne pouvez rien faire, vous ne pouvez pas vous concentrer non plus. En regardant la saison et peut-être certains mauvais résultats du passé, on peut voir qu’il souffre depuis longtemps. »

Goyon attendait avec impatience la saison 2018 avec beaucoup de joie : « Jonas nous a tous surpris en 2017. Il a été capable de passer rapidement à la Yamaha MotoGP, ce qui nous a impressionné. »

Folger a également bénéficié des données enregistrées par les pilotes d’usine Yamaha. « À chaque séance, nous avons examiné ses forces et ses faiblesses, de sorte que les données des pilotes d’usine Yamaha ont été très utiles. Nous n’avons plus regardé les données de Lorenzo parce que les conditions étaient différentes quand il roulait pour Yamaha. Nous nous sommes concentrés sur les deux motos officielles qui roulaient en même temps sur la même piste, nous avions les données de Rossi et Viñales. »

« Jonas a beaucoup de talent. Vous pouvez le voir chez un pilote avec lequel vous n’avez jamais travaillé auparavant à une chose : si vous le mettez sur une moto pour la première fois et qu’il est rapide. Nous l’avons vu lors du premier test avec Jonas juste après le Grand Prix de Valence en 2016, pour sa découverte d’une machine de MotoGP. »

Photo © Tech3

Source : Sharleena Wirsing pour Speedweek.com