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Mugello 1976. Il  y a tout juste 41 ans. On les avait laissés au Mans

En ce temps là, les MotoGP s’appelaient des 500cc, les Moto2 des 250 ou 350cc et les Moto3 des 125cc.

En ce temps là, Maverick Vinales aurait pu s’appeler Johnny Cecotto, un gamin vénézuélien de tout juste 19 ans, qui raflait tout en 250 et 350cc.

En ce temps là, les 4 fantastiques n’étaient que trois, Sheene, Read et Agostini, et se sont livrés une fantastique bataille lors de ce premier Grand Prix au Mugello, le premier sur une Suzuki d’usine, le second sur une Suzuki client, le troisième sur une Suzuki privée.

En ce temps là, Suzuki ne faisait pas son retour mais dominait bien la catégorie reine.

En ce temps là, le Mugello était un circuit d’autant plus contesté que le weekend s’était terminé par la mort de Paolo Tordi et Ottelo Bucherini.

En ce temps là, les box bariolés aux couleurs des sponsors n’étaient que le gravier et l’herbe, et le mot hospitality n’existait pas encore.

En ce temps là, les pilotes étaient des hommes, plus que des panneaux publicitaires, et la passion remplaçait l’argent.

En ce temps là, Bridgestone n’avait pas encore racheté Firestone et ne faisait pas de compétition mais les hommes de Michelin étaient déjà là.

En ce temps là, il n’y avait pas de Traction Control mais juste une poignée de gaz à tourner, avec la main et les corones.

En ce temps là, la grille de la catégorie reine ne se résumait pas à 21, 22 ou 23 motos mais à 53 inscrits (66 en 250cc).

En ce temps là, les noms étaient Sheene, Read, Agostini et Cecotto, bien sûr, mais aussi Villa, Bonera, Ballington, Ferrari, Palomo, Pons, Sarron, Soussan, Fernandez, Fau, Newbold, Herron, Lansivuori, Korhonen, Mortimer, Rougerie, Katayama, Mortimer, Coulon (Philippe, pas Guy), Choukroun, Boinet, Husson, French, Pileri, Braun, Nieto, et bien d’autres que vous retrouvez dans la galerie de photos.

mugell10Car, en ce temps là, il n’y avait pas de portique électronique pour accéder au paddock et côtoyer ses idoles, alors un simple passionné, Gilles Contesenne, a pris ces extraordinaires photos totalement inédites que nous vous partageons à nouveau avec plaisir.

Merci à lui et à Christian Bouchet pour la numérisation des diapositives, un mot qui n’évoque quelque chose que pour ceux qui étaient déjà là, en ce temps là de l’Histoire de la compétition moto…