A l’occasion de ces essais qataris, la dernière heure va être consacrée au roulage sur piste humide afin de déterminer si les pilotes ne risquent pas d’être éblouis par les reflets des projecteurs la nuit.

La piste va être arrosée par camion-citerne, ce qui est une méthode qui date de plusieurs décennies, et on fait beaucoup mieux depuis. Prenons l’exemple du terrain d’essais de Ladoux qui se situe au sein du Centre de Technologie du groupe Michelin, à 10 km au nord de son siège social à Clermont-Ferrand. Le site s’étend sur 450 hectares. 20 pistes d’essais pour une longueur totale de 45 km permettent de réaliser des tests d’adhérence sur sol sec et mouillé, des tests de comportement, de bruit, de confort… Les autres manufacturiers de pneumatiques disposent également de centres d’essais de ce type.

Comment Michelin humidifie-t-il ses 3 pistes destinées à étudier le comportement de ses pneumatiques sur sol humide ? En utilisant un système d’arrosage automatique et permanent, dans les tuyaux sont enterrés dans le sol à demeure. Le gros avantage de ce système est qu’un véhicule peut rouler alors qu’il pleut, ce qui n’est pas le cas quand on roule avec un camion épandeur.

Voici 5 des pistes Michelin arrosables, 3 sur le site de Ladoux et 2 sur celui de Fontange :

Il suffit donc au Qatar d’installer le même système. Inconvénient : cela coûte cher. Mais pour le Qatar, c’est un pourboire. Le circuit a coûté $ 58 millions, et rien que l’éclairage (ajouté en supplément en 2008) comprend 1 000 supports et 3 600 projecteurs, soit l’éclairage de 70 terrains de football ou de 3 000 maisons de taille moyenne. Ce ne sont pas quelques tuyaux d’eau qui vont ruiner l’émirat.

Photos et vidéos © Michelin

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