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Après cinq saisons honnêtes en Grands Prix 125, ponctuées par une sixième place au championnat en 2010, Tito a effectué cinq belles années en Moto2 avec bien sûr un excellent titre mondial obtenu en 2014. Il est passé l’année dernière en MotoGP, toujours chez Marc VDS, mais avec un succès nettement plus limité.

Il terminait vingt-et-unième du classement général final en 2016, avec comme meilleur résultat une neuvième place en Argentine, et comme meilleure qualification la dix-huitième place en Autriche, en Aragon et au Japon.

Cette année, Tito est actuellement dix-huitième ex-aequo avec Karel Abraham, précédant Alex Rins (forfait sur 5 épreuves), Hector Barbera, Bradley Smith et Sam Lowes. Il pilotera l’année prochaine une Ducati au sein de l’équipe Avintia. En 2017, Rabat n’a jamais pu terminer dans le top 10, finissant onzième en France et en Italie. Sa meilleure place en qualification a été la dixième au Mugello.

Au début de cette année, Michael Bartholémy a mis en place pour 2018 une équipe MotoGP sans Rabat, avec Jack Miller et Franco Morbidelli. Puis Miller a signé chez Pramac, mais ça n’a pas pour autant fait de place à Rabat car Tom Lüthi a été engagé aux côtés de Morbidelli.

En juin, le richissime père de Tito Rabat a commencé à critiquer l’équipe Marc VDS, assurant que son fils disposait d’un matériel et d’un responsable technique inférieurs à ceux de Jack Miller. Ce que réfute le team manager Michael Bartholémy : « Chez nous, tous les pilotes ont le même matériel, même en Moto2 ».

« Sur le plan humain, la séparation est ennuyeuse, dit Bartholémy. Je pense que j’ai beaucoup fait pour Tito. Il est venu chez nous, nous lui avons toujours payé un bon salaire et jamais demandé de financement en sponsorship. Depuis qu’il a vu qu’il n’allait pas piloter pour nous l’année prochaine, il ne me parle plus. C’est dommage, parce qu’au final ce furent quatre grandes années.  

« Il a remporté le premier titre de Champion du Monde pour Marc VDS. Nous nous sommes également battus pour le titre l’année suivante. Je lui ai donné ensuite l’occasion de conduire en MotoGP. Il n’aurait pas pu le faire ailleurs, du moins pas dans ces conditions, toujours avec une moto d’usine et un bon salaire. Il souffre maintenant de cette situation. Mais quand il sera parti, nous ne pourrons pas retrouver une relation comme avant. 

« J’ai dit il y deux ans à Tito : « tu devrais rester en Moto2, la MotoGP est une ligue différente de la Moto2 ». Je me souviens souvent de cette conversation, et je me demande : Pourquoi ne pas courir cinq ou six ans en Moto2 et être une star ? C’est mieux que d’être dernier en MotoGP. »

Photos © Marc VDS Racing

Source : Günther Wiesinger pour speedweek.com

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