Le coup d’envoi du dernier tiers de la saison du Championnat du monde de MotoGP débutera avec le Grand Prix de Saint-Marin et de la Côte de Rimini prévu du 8 au 10 septembre sur le Misano World Circuit Marco Simoncelli.

Localisé à environ 20 kilomètres de Rimini et à seulement 2 kilomètres de la Mer Adriatique, le circuit a, en 2012, adjoint le nom du pilote italien qui a tragiquement perdu la vie il y a six ans sur le circuit de Sepang.
La piste de Misano a été conçue en 1969 et célèbre son 45e anniversaire cette année. Au cours des années, le circuit a subi de nombreux changements jusqu’à ce qu’il atteigne sa configuration actuelle de 4.226 mètres en 2008.
Le Championnat World Superbike utilise également ce circuit et bien que les Superbike utilisent la même configuration de piste, l’utilisation des freins est très différente.

La plus grande différence est à Curvone (virage 11) parce que les pilotes de MotoGP sont obligés d’utiliser leurs freins (1.3 secondes) pour ralentir d’environ 40 km/h, tandis que les Superbike peuvent prendre le virage à plein gaz puisqu’ils y entrent à une vitesse inférieure.
Naturellement, la distance de freinage pour les MotoGP est également plus courte parce qu’ils utilisent des freins en carbone, ce qui est interdit en Superbike. Ceci exige que les pilotes MotoGP exercent plus de force chaque fois qu’ils tirent le levier de frein.

La nature extrêmement sinueuse de la piste empêche les motos d’atteindre 300 km/h, ne serait-ce qu’une seule fois. Cependant, il y a cinq virages qui doivent être pris à moins de 90 km/h, donc le ralentissement est significatif. Un autre problème, en termes de rafraîchissement du système, est la température de l’air: pendant la course 2016, la température du tarmac était de plus de 43°C.

Selon les techniciens Brembo, qui fournissent 100 % des pilotes MotoGP 2017, le Misano World Circuit Marco Simoncelli est assez exigeant pour les freins. Sur une échelle de 1 à 5, il est noté 3 sur l’index de difficulté, un score que l’on retrouvera à Valencia.

La demande sur les freins pendant le Grand Prix

Les 16 virages de la piste correspondent à neuf sections de freinage, chacune très différente des autres. Deux d’entre elles exigent que des pilotes freinent pendant presque cinq secondes, d’autres pendant 3 secondes et d’autres à peine plus d’une seconde.

Durant un tour, les MotoGP utilisent leurs freins pendant 30 secondes, tandis que les Superbike le font pendant 29 secondes alors qu’il y a un freinage de moins (8 au lieu de 9).
Sur les 27 tours de la course, chaque pilote MotoGP utilise ses freins pendant au moins 14 minutes.

En MotoGP, un pilote applique une force de 41,9 kg comparé aux 38,8 kg de Superbike, et comme les premeirs font 27 tours au lieu de 21, ils appliquent au total une force de 1170 kilos contre 815 aux Superbike.

Le ralentissement maximal moyen des MotoGP est de 1.19 G contre 1.06 G aux Superbike.

Les freinages les plus exigeants

Des neuf freinages du Misano World Circuit Marco Simoncelli, seulement un est considéré comme exigeant pour les freins, 4 sont de difficulté moyenne et les 4 autres sont légers. 

Tant pour les Superbike que pour les MotoGP, le freinage à Quercia (virage 8) est le plus éprouvant du circuit: les MotoGP ralentissent de 294 km/h à 79 km/h en 4.8 secondes et 222 mètres. Les Superbike arrivent 24 km/h plus lentement, mais ont besoin de quelques mètres supplémentaires et de 4.9 secondes pour pouvoir prendre le virage.

Dans celui-ci, les MotoGP surpassent également les Superbike pour le ralentissement maximal (1.5 G contre 1.3 G) et pour la charge appliquée sur le levier (6 kg contre presque 5,3 kg), mais elles réussissent à contenir la pression sur le le liquide de freins Brembo HTC 64T à 10,4 bars contre 11,4 pour les Superbike.

 

Source: Brembo.com

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