Les nuages ont été un des acteurs du dernier Grand Prix de Malaisie mais Zarco, lui, est encore sur le sien. Sur le tracé de Sepang, il a conservé son titre mondial en Moto2, une première dans la catégorie mais aussi de l’inédit en Grand Prix pour un tricolore. Une performance dont l’aura a dépassé l’univers de la moto pour rejoindre les médias généralistes et même jusqu’au gouvernement. Mais qu’on se le dise, le Cannois de 26 ans ne gardera pas cette renommée pour lui tout seul.

D’un abord discret voire fermé, Zarco est avant tout un passionné totalement dévoué à la moto, cherchant à chaque instant la perfection pour être simplement digne de sa vocation. Une humilité qui se conjugue avec une vie partagée dans le paddock durant les meetings et qui éclate en pleine lumière lorsque l’on s’en prend à cet univers. Souvenez-vous de sa colère lors d’une conférence de presse à l’ambiance plombée par le décès de Salom.

Le voilà à présent de nouveau sur le toit du monde. Mais à une altitude peut-être plus élevée que la dernière fois. Car il a toiletté les statistiques pour fouler le sol de l’Histoire. Pour quel sentiment ? « C’est une source de fierté et j’espère que ce second titre mondial donnera de l’élan à la passion de la moto en France pour qu’elle puisse se développer encore un peu plus. J’avais déjà noté une évolution l’an passé, mais j’espère que l’on passera encore un cap cette fois ».

Il précise : « nous voulons tous que la passion de la moto grandisse, qu’il y ait plus de gens qui regardent les courses à la télévision. C’est aussi pour ça que j’ai ouvert une école de pilotage avec Laurent Fellon et où je passe beaucoup de temps entre les Grands Prix. J’aimerais être un exemple pour les futurs pilotes Français. Et j’espère que ce second titre va y aider ».

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