Dans cette saison de MotoGP qui s’achève, il est un enjeu qui passe inaperçu. C’est le championnat interne qui se déroule au sein du team Pramac pour avoir une GP17  la saison prochaine. Entre Redding et Petrucci, la guerre est donc ouverte et qu’importe si Barberá ou Laverty les devancent au général avec des GP14.2…

Le mérite a donc ses limites chez Ducati qui regarde aussi ses sous. Dans le cas de Pramac, c’est Petrucci qui mène les débats avec seize longueurs d’avance sur Redding au lendemain de la Malaisie. Pourtant, au classement, c’est le Britannique qui est devant l’Italien pour un point. Certes, mais le duel chez Pramac s’est ouvert seulement depuis Brno.

Ceci étant expliqué, Redding est condamné au tour de force à Valence pour remonter les 16 longueurs qui le séparent de son binôme et de la GP17. Possible, mais compliqué. Si difficile d’ailleurs que l’Anglais n’y croit plus : « je crois que les jeux sont faits » a-t-il lâché sur crash.net après sa quinzième place à Sepang alors que Petrucci finissait dixième, et le duo assez loin des GP14.2 Avintia. « J’essaierai encore à Valence mais ça n’arrivera pas car si on a une course normale, je ne referai pas mon retard sur Petrucci ».

La GP17 en jeu est celle d’un Dovizioso cette année, mais elle devra faire sans les ailerons. Ce qui sera aussi le cas de la GP16 avec laquelle Redding semble se résigner. Maintenant, les Ducati paraissent être comme le bon vin, en se bonifiant avec le temps… « Ce ne sera pas une mauvaise situation que d’avoir une GP16 avec le soutien officiel. Mais on sera bloqué en terme de développement et c’est ça qui est handicapant sur une saison ».

Reste que la question d’une GP14.2 bien menée devant les pilotes Pramac mieux outillés reste entière. Surtout depuis la prestation de Sepang où Barberá et Baz se sont inscrits dans le top 5 : « je manquais d’adhérence sur la roue arrière, c’était comme si le pneu était bien trop dur. Je me suis fait remonter par Márquez après sa chute et j’ai vu qu’il pilotait de façon incroyable, il prenait des angles de fou. Je me suis dit ‘fait la même chose, suis-le’ et tout de suite j’ai manqué perdre l’avant alors que l’arrière voulait m’éjecter. J’étais impuissant ».

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