L’entretien accordé par Iannone au site GPOne diffère assez du communiqué officiel Ducati préliminaire au Grand Prix de Malaisie qui aura lieu ce week-end. Alors que, dans ce dernier, le pilote se réjouit d’un retour décidé, c’est une participation imposée par l’employeur qui est décrite dans le premier. Malgré une vertèbre toujours fracturée.

Entre Ducati et Iannone, les choses seraient-elles en train de tourner à l’aigre ? Ce serait un gâchis pour un couple victorieux en Autriche. Et pourtant, le discours tenu sur le site GPOne est alarmant : « Ducati a mis la pression pour que je sois en Malaisie et d’autres aussi. Alors je suis venu mais c’est un vrai effort et l’humidité qui règne ici ne va pas m’aider. Le vol a été un calvaire. Si je vais mieux, je ne suis pas remis pour autant. La vertèbre est toujours cassée et les docteurs continuent à dire qu’il me faudrait entre trois et deux mois et demi pour me remettre. Et nous n’y sommes pas ».

On rappellera que l’accident a eu lieu à Misano le 9 septembre. Pourtant, dès après sa chute et pour la manche suivante en Aragon, l’équipier de Dovizioso voulait revenir. Depuis, l’état d’esprit a changé : « sur le moment, je ne me suis pas rendu compte du sérieux du problème. Je voulais juste piloter. Puis j’ai essayé encore en Aragon et là j’ai pris conscience de la gravité de ma blessure ».

Il explique : « piloter n’est pas si douloureux que ça, mais c’est après. Lorsque j’ai essayé en Aragon, j’ai beaucoup souffert ensuite. J’ai passé une nuit blanche. Je ne suis pas trop mal mais pas au mieux. C’est une situation difficile à accepter car elle arrive dans une bonne période dans ma carrière. Je n’avais aucune expérience de ce type de blessure. Vous ne réalisez pas tout de suite le temps qu’il vous faudra pour se remettre. Les mois qui passent me semblent toute une vie ».

Iannone est donc à Sepang et pilotera sa GP17. Avec quel objectif ? « Je ne suis pas venu là pour ne rien faire. J’essaierai de faire mon maximum et je veux participer au Grand Prix. C’est aussi une de mes dernières chances de piloter ma Ducati. On verra après la première journée où j’en serai. Ce ne sera pas simple et je serai patient, je ferai mon chemin sans me soucier des autres pilotes. Je vais devoir gérer la douleur ».

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