C’est un Lorenzo un tantinet remonté qui a abordé sa conférence de presse d’après qualifications du Grand Prix de Malaisie. Un exercice terminé à une troisième place lui garantissant une place sur la première ligne. Le tout sur une piste humide. Et c’est justement sur ce sujet précis que le Majorquin a profité de l’occasion pour mettre les choses au point.

Un Lorenzo sous la pluie, ça prend l’eau. C’est l’idée qui s’est installée dans les esprits au cours d’une saison où Por Fuera a lâché des points par poignées à ses adversaires dans une course au titre où il est resté sec plus souvent qu’à son tour lorsqu’il a fallu braver une piste mouillée. Une assiduité dans la déception qui a même fait commencer à douter sur la destinée du futur couple qu’il formera avec une exigeante Ducati.

En quittant Phillip Island il y a une semaine à peine, Por Fuera clamait à qui voulait l’entendre qu’il faudrait compter sur lui en Malaisie, lieu où les nuages devraient l’oublier. Sauf qu’ils ont pensé à lui. Une averse tout juste avant le départ des séances qualificatives des disciplines du MotoGP laissait redouter un nouveau naufrage du quintuple titré. Mais il n’en a rien été.

Car si le tracé de Sepang a des défauts, il offre aussi l’énorme qualité d’accorder une très bonne adhérence. De quoi mettre en confiance : « nous avons toujours été compétitifs sous la pluie à Sepang, donc ça ne m’étonne pas qu’on le soit ce week-end ; d’autant plus que le grip de la piste est très bon » a commenté l’équipier de Rossi. « J’aurais pu ralentir pour refroidir mes pneus avant d’attaquer mon dernier tour, mais au lieu de ça j’ai continué sur mon rythme et au final mon pneu était trop chaud pour aller chercher les trois ou quatre dixièmes manquants. Dans tous les cas, cette troisième place sous la pluie est un bon résultat. Je suis plutôt content. Je n’avais pas de toute façon le rythme pour dynamiter la pole ».

A 56 millièmes de son binôme second et devant Márquez pour 87 autres millièmes, Lorenzo a montré qu’il faudrait compter sur lui-même en cas de pluie. D’ailleurs, pourquoi en devrai-il être autrement ?  A une question posée sur ses contre-performances cette année sous la pluie, il a tenu à mettre les points sur les i : « il n’est pas exact de dire que je ne suis pas compétitif sous la pluie. Je ne suis pas en confiance avec les Michelin mais il faudrait se souvenir qu’avec les Bridgestone j’ai gagné des courses et fait des poles sur le mouillé. Lorsque l’on n’a pas la confiance, on est lents, on se fait passer par tout le monde. Maintenant, les gens parlent à tort et à travers quand je fais des mauvaises courses et on se tait lorsque j’en fais des bonnes. Mais ce sport est ainsi et je n’y peux rien y faire ».

Sur la course de demain, il estime : « je préférerais comme beaucoup une piste sèche, mais sur le mouillé, avec l’adhérence et l’absence de bosses, notre moto sera efficace. Si c’est mixte, il faudra être attentif aux plaques d’humidité résiduelles car on risquera la chute à chaque tour ».

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