Et pourtant… Et pourtant la saison 2016 avait bien commencé pour le coéquipier de Jules Danilo, pilote d’une des Honda de l’équipe Ongetta-Rivacold, avec la victoire lors du premier Grand Prix au Qatar. Puis le ciel lui est tombé sur la tête petit à petit, morceau par morceau, et pour couronner le tout il vient d’être en ce dimanche après-midi disqualifié du British Grand prix dont il avait franchi la ligne d’arrivée en septième position.

Qualifié quatrième samedi, Antonelli partait sur la première ligne le lendemain à la suite de la pénalité infligée à Bo Bendsneyder. Quatrième à l’issue du premier tour, Niccolo rétrogradait jusqu’à la quatorzième position peu après la mi-course. Il avait alors au maximum 3.03 de retard sur le leader Jorge Navarro à 7 tours de la fin, mais terminait sixième à 0.920 du vainqueur Brad Binder. C’était d’autant plus méritoire que sa clavicule droite avait été endommagée en 2014 par une chute en montagne, puis fracturée le 23 juillet de la même année en entraînement, puis cassée de nouveau en septembre. Cette année, c’est au Sachsenring qu’il s’est brisé la gauche.

Après sa victoire lors de l’épreuve inaugurale cette saison au Qatar, Antonelli n’est plus jamais monté sur le podium à l’occasion des onze courses suivantes. Cela lui vaut donc actuellement de pointer en neuvième position au Championnat avec 74 points, alors que Binder en compte 204. Le fait d’être précédé par des rookies comme Fabio di Giannantonio et Joan Mir n’est pas non plus entièrement positif.

Les points de la septième place à Silverstone ce dimanche auraient donc été précieux, si une fois de plus le sort n’avait pas été adverse. Lors des vérifications d’après course, l’ensemble pilote + moto doit être réglementairement en Moto3 au minimum de 152 kg (article 2.6.4.1 du règlement Grand Prix de la FIM) avec huile, eau, caméra embarquée et transpondeur, ainsi que l’équipement de sécurité complet du pilote. Ce n’était pas le cas de la moto d’Antonelli, trop légère, ce qui occasionnait la disqualification. Dans son compte-rendu d’après course, Niccolo préférait éviter le sujet : « Je suis bien parti dans les premiers tours, mais mon gant a coincé le câble de gaz et le moteur est resté accéléré. J’ai perdu quelques positions, mais ma Honda a ensuite très bien fonctionné. J’ai fait de mon mieux pour rejoindre le groupe des premiers et, à un moment donné, j’ai vu la tête de la course très proche devant moi. J’ai essayé, mais la mêlée pour le podium ne m’a pas permis de réaliser un meilleur résultat. »

Son coéquipier Jules Danilo n’était pas beaucoup mieux loti : « Partir 6 et finir 14, c’est vraiment pas ce que j’avais anticipé, mais avec un embrayage cramé au départ la course était beaucoup plus dure. »

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