Attention ! Un Lowes peut en cacher un autre et l’avertissement vaut d’autant plus qu’avec Alex et Sam de bonne famille, nous avons à faire à des jumeaux. Des surdoués de la moto. On connaissait Sam Champion du Monde Supersport, en lice pour le titre en Moto2 et futur officiel Aprilia en MotoGP. Voici à présent Alex qui s’est montré au grand jour à Silverstone.

Certes, Alex Lowes n’est tout de même pas un inconnu puisque c’est une terreur qui sévit en mondial Superbike. Actuel pilote de la Yamaha R1, il a eu la bonne idée d’enlever les 08h00 de Suzuka pour le constructeur d’Iwata, ce qui lui a donné la légitimité suffisante pour chevaucher la M1 des Grands Prix. Au début, ce galop d’essai devait être une simple récompense. Mais avec la blessure d’un Bradley Smith à Oschersleben pour une manche du championnat d’Endurance, l’affaire a tourné à une réelle opportunité de carrière.

Les circonstances l’ont donc envoyé au front de son Grand Prix national au sein du team Tech3 Yamaha. Au vu de son expérience limitée à des tests par ailleurs déjà ponctués par une chute, on n’attendait rien de l’Anglais. Et il a étonné. Durant les séances d’essais, il a été le cauchemar de son équipier Pol Espargaró et, au terme d’une course mouvementée, il a franchi la ligne d’arrivée à la treizième place. Le tout à quarante seconde du vainqueur et à vingt secondes de Lorenzo alors que ses temps au tour le mettaient seulement à sept dixièmes des habitués du plateau avec une machine satellite.

Pour tout dire, Alex Lowes n’a certainement pas à rougir de son week-end à domicile. Et il peut envisager la suite à Misano avec confiance. Pol Espargaró est prévenu ! « Portant, pour être honnête, je n’étais pas à l’aise sur la moto » raconte l’équipier de Sylvain Guintoli en Superbike. « Je n’avais jamais piloté cette Yamaha plus de six tours d’affilé et jamais non plus avec le plein. J’ai bloqué la roue avant une paire de fois en début de course ce qui ne m’a pas mis en confiance. Et puis je me suis détendu, j’ai observé les autres pilotes pour apprendre et j’ai aussi testé des positions de pilotage. Je n’étais qu’à 70 ou 75% de mon niveau, donc loin de mon agressivité en Superbike ».

Une sagesse qui lui a permis de voir l’arrivée. Pour la suite à Misano, Alex Lowes donne une indication : « il aurait été intéressant de voir où je me serais situé par rapport à Pol qui n’a pu faire la course à cause de son accident. Je n’e l’aurais sans doute pas battu à Silverstone mais j’aurais aimé maintenir un écart entre dix ou quinze secondes entre nous à l’arrivée. Lors du prochain Grand Prix, j’essaierai d‘être plus proche de lui ». Hervé Poncharal va avoir de sueurs froides.

Tous les articles sur : Sam Lowes