C’est sous des températures estivales que s’est déroulée la conférence de presse inaugurale du Grand Prix d’Espagne à Jerez. Y étaient conviés Valentino Rossi (Movistar Yamaha MotoGP), Maverick Viñales (Movistar Yamaha MotoGP), Marc Márquez (Repsol Honda Team), Cal Crutchlow (LCR Honda), Dani Pedrosa (Repsol Honda Team) et Jorge Lorenzo (Ducati) pour répondre aux questions de la presse internationale.

Comme à notre habitude, nous vous proposons une traduction intégrale “brute” des propos d’un  Valentino Rossi, menant le championnat de 6 points ur Maverick Vinales et 18 sur Marc Márquez , sans aucune mise en forme ou déformation journalistique.


3000 Grands Prix et vous menez le championnat : quelle star !

« 3000 Grands Prix ? Pas pour moi ! (Rires) Presque. Avant tout, c’est super de revenir en Europe où… je ne veux pas dire le vrai championnat, mais où nous avons les plus vieux circuits avec de superbes histoires, et à coup sûr des atmosphères différentes, beaucoup de fans autour, et c’est donc toujours un grand plaisir. Arriver ici en tête du championnat est super, après trois bons résultats. L’année dernière, cela a été un super week-end, j’ai été en mesure de gagner et c’était une victoire importante. Mais comme vous savez, chaque année est différente. Cette piste est fantastique, toujours difficile mais un très beau tracé et un grand plaisir à piloter une MotoGP ici. Donc nous attendons et nous verrons. »

Il y a 16 ans, vous apportiez la 500e victoire en Grand Prix à Honda, et peut-être que dimanche vous apporterez la 500e à Yamaha…

« Ce sera très difficile, à coup sûr. C’est un nombre important pour Yamaha et pour toute l’équipe. À coup sûr, on essaiera. »

Ce sera aussi un grand week-end puisqu’il y a un test lundi…

« Oui, le test du lundi ici est toujours difficile, mais comme vous dites, il est important car nous aurons quelque chose pour la moto, nous essaierons quelques pneus différents. Nous avons également testé au Mans, mardi, donc pour le moment nous sommes souvent sur la moto. C’est bien car nous sommes en bonne forme. »

Huit victoires derrière Agostini. Pouvez-vous le faire ?

« Difficile. Ce n’est pas beaucoup mais durant les dernières années je n’ai pas gagné beaucoup de courses par année. Quoi qu’il en soit, je suis déjà heureux avec mon nombre. Il est important d’essayer de faire un bon week-end, d’essayer au maximum est d’essayer de faire une bonne course. »

Dorna a diffusé une vidéo à propos du dernier virage. Quelle bagarre choisiriez-vous ?

Bon, c’est difficile à dire. Finalement, ici, le dernier virage est un endroit difficile pour doubler, car c’est très serré, vous arrivez assez vite, le dernier virage est sur la gauche, très étroit. Mais, quelle qu’en soit la raison, il y a eu de belles bagarres au fil des ans, Dohann et Criville, moi et Sete, Marc et Jorge, c’est beaucoup. C’est difficile à dire. Tous ces pilotes, ici, sont difficiles à dépasser dans le dernier virage, et il est également difficile d’arriver ensemble dans le dernier virage. Mais comme nous l’avons dit l’année dernière, je pense que la meilleure façon est d’arriver avec une avance de deux ou trois secondes, et c’est plus facile (rires). »

Pourquoi êtes-vous si fort ici ?

« C’est un circuit que je connais très bien car j’ai grandi ici avec Aprilia et quand j’étais très jeune, j’ai fait beaucoup de test avec la 125 et la 250 ici. Maintenant, cela a un peu changé et les jeunes pilotes font peut-être moins de kilomètres ici car les tests se font davantage en Malaisie et ailleurs. Mais quand j’étais jeune, Jerez était le centre des tests, et également avec les 500 et la MotoGP. Je connais donc très bien le circuit et c’est l’un des meilleurs circuits de la saison, et l’un des meilleurs week-ends.
Pour moi, la sensation que vous avez en sortant du virage numéro huit et que vous entrez dans le Stadium, en particulier dimanche, avec le beau temps, rempli de personnes, c’est une bonne partie du circuit, avec beaucoup de bruit… c’est une superbe atmosphère et une énorme motivation. »

Vous rappelez-vous précisément de la date de votre première fois en Grand Prix ?

« Cela fait longtemps. J’ai de très bons souvenirs ici, à Jerez, avant la première course, car la première course était à Shah Alam, en 1996 en Malaisie. Mais la première fois que j’ai roulé en piste avec les vrais pilotes du championnat du monde en 125 cm³, c’était à Jerez en février. C’était presque un choc car tout le monde me doublait à l’extérieur et à l’intérieur (rires). Je prenais quelque chose comme trois ou quatre secondes car j’arrivais du championnat européen et j’y étais rapide, mais à ce moment, j’ai compris la différence de niveau. C’est un bon souvenir car c’était le début de ma carrière, la première fois avec les vrais pilotes. »

Vous souvenez-vous de la date ?

« Non, je pense c’était en février, mais je ne me rappelle pas de la date exacte. »

En tant que leader du championnat, ressentez-vous plus de pression ou êtes-vous plus confiant ?

« Un peu des deux. Plus de confiance, car il y a juste eu trois courses et c’est un chemin très long, mais je suis heureux d’être là. Mais vous savez, cela ne change pas beaucoup : nous devons nous concentrer pendant le week-end et essayé au maximum. »

Question réseaux sociaux : si vous pouviez retourner en 1996 et vous rencontrer vous-même sur la grille en 125 cm³, que diriez-vous au Valentino de 17 ans ?

« Bon, c’est difficile à dire. Quand vous êtes jeune comme cela…
Avant tout, j’avais un bon feeling car c’était comme un rêve de courir en championnat du monde. Je dirais de rester calme, davantage tranquille, car à cet âge, vous êtes plus nerveux, plus excité. Donc « prends ton temps ».