C’est un Iker Lecuona en moins mauvaise forme qu’au Texas qui s’est présenté à Jerez. Le pilote Garage Plus Interwetten a pu en effet reprendre sa préparation physique, après une longue période de repos forcé, conséquence de sa chute des essais IRTA qui s’étaient déroulés sur ce même tracé théâtre du Grand Prix d’Espagne, début mars.

Sur une piste qui lui a laissé un souvenir douloureux, l’Espagnol a d’abord vaincu le signe indien pour prendre la 25e place au terme de la première journée, après un sérieux effort : « ce vendredi a été très difficile pour moi. Pendant FP1, j’ai mis près d’une demi-heure pour me détendre, c’était dangereux, j’étais très lent et je n’avais aucune confiance aux freinages et dans les entrées de virages.

FP2 s’est déroulé dans de meilleures conditions atmosphériques, avec une piste sèche, et je suis plutôt content de ce que j’ai réussi : 1,3 seconde de retard sur le meilleur chrono, ce n’est pas mal du tout. Même si j’ai repris mon entraînement, ma condition physique n’est pas encore à 100%, je sens mon épaule, mes bras et nous déciderons après les qualifications, samedi après-midi, si cela vaut vraiment la peine de prendre le départ de la course dimanche. »

Le défi physique a été relevé par l’Espagnol durant un samedi pourtant marqué par une chute. Le voilà 29ème avec l’incertitude de pouvoir faire face à la course dominicale en raison d’une forte douleur à son bras gauche. Demain, il prendra le départ de la course avec la consigne d’arrêter les frais dès que son bras commencera à lui poser trop de problèmes.

« Ce matin, malgré une petite chute dans le virage numéro 6 – j’ai perdu l’avant à l’entrée -, cela ne fonctionnait pas mal. Mais cet après-midi, avec la nette augmentation de la température, j’ai vraiment souffert de mon bras » a regretté Iker. « Un run, ce n’est pas mal, mais quand je suis reparti avec un pneu neuf, c’était très compliqué. On verra comment les choses évoluent jusqu’à demain, mais le but, c’est de prendre le départ et peut-être qu’après cinq ou six tours, je m’arrêterai. »

Et c’est ce que l’Espagnol a fait après 11 tours qui l’ont amené au bout de lui-même. Le patron Fred Corminboeuf explique : « il était en larmes lorsqu’il s’est arrêté au onzième tour, tellement il souffrait ; il a été très intelligent en agissant de la sorte et je suis certain que de très belles choses nous attendent avec lui ».

Rendez-vous maintenant au Mans pour le Grand Prix de France, dès le 19 mai.