C’est un Jesko Raffin diminué par un état grippal qui s’est présenté sur le tracé de Jerez, quatrième rendez-vous de l’année pour un Grand Prix d’Espagne qui marque le retour des pilotes en Europe. Sans force, il n’a pu livrer sa meilleure partition et c’est seulement à la 27ème place que le pilote Garage Plus Interwetten a fini un vendredi marqué d’abord par la pluie avant les éclaircies :

« J’ai voyagé mercredi et j’ai commencé à sentir des douleurs dans tout mon corps. C’est un sérieux refroidissement, je n’ai aucune force, aucune réserve » regrette le Suisse. « Ce matin, sous la pluie, ce n’était pas encore très ennuyeux, car dans ces conditions, il faut piloter beaucoup plus en souplesse, sans forcer physiquement. Mais cet après-midi, ce fut plus sévère : j’ai bien sûr passé par la clinique mobile, on m’a donné des remèdes et je quitte immédiatement le circuit pour aller me reposer à l’hôtel et boire beaucoup de thé. J’espère vraiment que je serai mieux demain matin. »

La santé de Jesko s’est légèrement améliorée pour un samedi essentiel en vue des qualifications. Bien que manquant encore de force et de puissance, le pilote Garage Plus a tout donné pour décrocher la 26ème position sur la grille de départ : « cela va moins mal qu’hier, mais je ne suis définitivement pas à 100%. Je manque de force, les longs virages sont difficiles pour moi » a commenté le Suisse.

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« La course sera très longue – 25 tours – quand on sait qu’aujourd’hui, après sept ou huit rondes, je ressentais déjà des crampes. Mais je sais aussi qu’il peut se passer beaucoup de choses à Jerez quand il fait si chaud ; il faudra donc tenir. Dans l’état physique d’aujourd’hui, mon but, c’est déjà un top 20. Si ma santé continue de s’améliorer jusqu’à demain, ce sera, comme toujours, les points, soit une place parmi les quinze premiers. »

C’est donc très fatigué que Jesko s’est lancé dans la bataille du Grand Prix d’Espagne. Un combat qu’il a d’abord mené contre lui-même et qu’il a gagné en ramenant, épuisé, sa moto sous le drapeau à damiers avec une vingtième place.

 « Pour piloter une Moto2 aujourd’hui, tu dois être à 100% fit et pas à 100% malade. Pour te battre avec les meilleurs pilotes du monde, tu dois être capable de t’engager à fond ; sinon, c’est très, très difficile » rappelle Jesko. « C’est dommage bien sûr. En raison de mon état de santé, nous n’avons pas pu travailler normalement ce week-end et maintenant, je dois guérir complètement pour préparer Le Mans, un circuit que j’aime bien. J’espère qu’il fera chaud à Zurich. Au warm-up, j’ai vu des choses intéressantes ; nous sommes définitivement dans le coup pour jouer les points à chaque course mais pour cela, il ne faut pas être diminué comme je l’étais ce week-end. »

Revanche au Mans, dès le 19 mai.