Cal Crutchlow a été le spectateur privilégié de l’incident entre Valentino Rossi et Johann Zarco sur le Circuit of the Americas, puisqu’il était juste derrière les deux hommes à cet instant de la course. L’opinion du pilote LCR vis-à-vis de son collègue français respire le respect et prend à contre-pied un certain Valentino Rossi

Se confiant à nos confrères et néanmoins amis de Crash.net, le Britannique a détaillé sa vision des choses avec précision : « Il a bien roulé. Il a terminé cinquième. Ce n’est pas facile de terminer cinquième dans une course de MotoGP. Vous devez lui en donner crédit. Je pense que le package (la moto) l’a beaucoup aidé. Elle est vraiment facile à piloter dans la plupart des courses. Il a bien débuté, et la chose, avec Johann, c’est qu’il ne prend aucun prisonnier dans le premier tour.

Au Qatar, il a immédiatement mené, en Argentine, il a remonté 6-7 places… Il est fort au premier tour, mais il pourrait facilement se mordre le cul et il pourrait se retrouver sans aucun point. La seule chose est, s’il se mord le cul, qui s’en soucie ? C’est sa première année, il ne s’en préoccupe pas vraiment. Mais pour quelqu’un comme moi, Valentino, Marc ou un autre, s’il nous sort de la course, nous serons plus énervés que s’il ne termine pas.

Non, je ne pense pas qu’il soit dangereux. Je pense juste qu’il est prêt à prendre beaucoup plus de risques, ce qui est plutôt normal. Je ne le blâme en aucune façon. Il m’a fait un dépassement musclé lors du premier tour, un dépassement vraiment musclé. Mais je suis disposé à l’accepter. Je donne autant que je reçois, et c’est tout.

Son dépassement sur Valentino était musclé. J’ai déjà doublé là, j’ai doublé Bautista là, en 2013, mais je l’ai fait environ 10 mètres plus tôt, donc Bautista n’a pas eu à se relever. Mais Valentino était déjà dans le virage et j’ai pensé « oh! Je gagne deux places ici! »  Puis ils sont tous les deux passés.

Il était fatigué vers la fin de course. Il était lent en changeant de direction et freinait 30 mètres plus tôt qu’au début, ce qui n’était que de la fatigue. Mais il pilotait vraiment bien. Donnez-lui-en crédit ! »