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#SpanishGP MotoGP J.3 Débrief intégral Johann Zarco : Rossi ? Tout va à une vitesse folle et il n’y a aucun pilote qui t’attend !


En lisant régulièrement nos colonnes, vous connaissez déjà l’essentiel de ce qui s’est passé aujourd’hui, concernant l’actualité MotoGP en général et celle de  Johann Zarco en particulier.

Mais comme vous pouvez le constater au quotidien, nous nous faisons un devoir, aussi souvent que possible, de produire de la « vraie matière exclusive» plutôt que de baser notre activité sur une seule traduction toujours approximative d’articles provenant de la presse étrangère.

C’est dans cette optique que nous vous offrons très régulièrement des scoops, des interviews, des articles techniques et des reports intégraux des déclarations des pilotes.
Et c’est bien sûr dans cette dernière catégorie, parfois fournie, parfois plus concise, que figure notre série complète et exclusive des débriefing “bruts et à chaud” de Johann Zarco avec, aujourd’hui, ses déclarations à l’issue du Grand Prix d’Espagne, prononcées en anglais et en français dans l’hospitality du team Monster Yamaha Tech3.


Johann Zarco: « Cela a été super course, à coup sûr. La quatrième place est fantastique. Dès le départ, le feeling était bon et j’ai vu que mes adversaires peinaient à cause du grip à l’accélération en sortie de virage. À ce moment, je me sentais mieux et je ne voulais pas perdre de temps, donc j’ai remonté des positions. Et quand j’ai été second, même la, mon sentiment était que c’était juste début et j’avais un bon rythme. J’ai même pensé à suivre Dani. Il était un peu loin mais pourquoi ne pas le suivre ? À cet instant c’était très rapide et j’ai presque chuté deux fois. Marc n’a pas attendu et m’a doublé juste après ces deux chaleurs, et à partir de cet instant, c’était difficile de suivre les Honda. J’ai été longtemps la troisième place, en essayant de gérer autant que possible mes pneus et mes chronos. Et quand Jorge m’a doublé, je me sentais plutôt bien et je m’attendais à rester avec lui jusqu’à me battre dans le dernier tour. Mais non. Dans les huit derniers tours, il était un peu mieux en accélération, et quand vous perdez quelques mètres dans ce domaine, il est vraiment difficile de les rattraper. Donc dans les trois ou dans les deux derniers tours, j’ai vraiment assuré cette quatrième place pour pouvoir profiter de ce moment. »

Avez-vous davantage « joué » avec l’électronique que lors des premières courses, pour économiser les pneus ?

« Donc avec Alex, mon datas guy, nous avons travaillé sur ce point durant le week-end pour essayer de toujours mieux ressentir et comprendre ce que l’électronique peut m’apporter. J’ai donc «joué» avec et il a été intéressant de voir certaines différences est de pouvoir comparer avec les autres motos, comme la Ducati. »

Vous êtes la meilleure Yamaha. Est-ce parce que vous aviez un pneu avant médium alors que Rossi est Vinales avaient un dur ?

« Peut-être que c’est la raison. J’ai pris le départ en médium/médium car je n’avais peut-être pas assez d’expérience pour utiliser le dur. Je me sens plus rassuré de cette façon. Mais sur la fin, cela a été difficile. Même si j’avais utilisé un pneu arrière dur, comme Marc, je n’aurais pas pu être plus rapide. Comme je me sentais bien depuis le début de la course, j’ai juste saisi les opportunités et aujourd’hui, les pilotes d’usine ont peiné, donc grâce à ça, j’ai gagné deux places. »

Avez-vous légèrement modifié votre style de pilotage depuis le Texas pour économiser votre énergie ?

« Physiquement, j’ai économisé beaucoup d’énergie par rapport au Texas, car le Texas est une piste difficile, et c’est tout. Mais non, toujours plus d’expérience, et mon objectif est d’être le plus proche possible du podium puis de monter sur le podium. Aujourd’hui, j’ai longtemps pensé être sur le podium, donc je progresse, tout est OK et j’ai vraiment besoin de courir, de revenir sur chaque course en bonne forme. »

Où Lorenzo était-il plus fort que vous en fin de course ?

« En accélération. Bien sûr, il freinait bien mais dans les virages, il pouvait ouvrir les gaz et sortir du virage. À ce moment, je patinais et quand vous commencez à patiner, vous ne pouvez pas avoir à mon pilotage. »

Que ressens-tu en ce moment ?

” Non, j’ai le temps (rires). Heureux. C’est génial de faire une quatrième place. En plus, j’ai pu vraiment penser au podium longtemps dans la course. Même quand Lorenzo m’a passé, j’ai vu que je pouvais maintenir l’écart et je me suis dit « reste concentré. Suis-le et on va se bagarrer à la fin ». Mais finalement, le pneu s’est dégradé davantage. C’était pareil pour lui mais il a su garder cet avantage à l’accélération. Il était donc difficile de le rattraper de nouveau, et ensuite il fallait sauver cette place. Mais après, comme on dit, on manque le podium mais il n’y a pas de souci parce que, en phase de progression comme ça quatrième, c’est génial. C’est beaucoup de points pour le championnat et c’est super pour l’équipe. L’expérience grandit. Après, le plus dur reste sans doute à venir, parce que ça va sans doute être plus de pression à gérer sur le Grand Prix de France. Mais pour contrôler cette pression, on va vivre chaque moment avec plaisir et s’amuser. »

Est-ce ce qu’on peut dire que tu es en avance sur ton tableau de marche ?

« J’ai passé un cap depuis le Qatar. Même à l’entraînement. J’espérais passer ce cap d’ici l’été, c’était un peu le plan avec Laurent. La manière dont on s’entraîne, ça nous dit un peu le rythme que l’on peut avoir pour le Grand Prix. Finalement, ce cap là, je l’ai passé juste au Qatar, donc on va dire que par rapport à nos prévisions, on a peut-être quatre points d’avance, et c’est tout bénef. »

Qu’as-tu ressenti quand, quasiment au premier virage, tu t’es retrouvé de nouveau à la lutte avec Valentino Rossi ?

« Qu’est-ce que j’ai ressenti ? Je l’ai vu, je le sais très fort, surtout s’il part de loin car il va essayer de prendre des places par ce que c’est ça le but. Et donc, comme j’ai été à deux reprises à l’intérieur, j’ai pu prendre l’avantage. Il est ensuite repassé parce qu’il gère très bien les phases de freinage, mais il avait déjà un peu de mal avec le grip arrière, donc j’en ai profité pour repasser. Mais c’est vrai qu’à ce moment-là de la course, on voit Valentino mais il faut vite réagir par ce que tout va à une vitesse folle et il n’y a aucun pilote qui t’attend. »

 

 

 

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