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2014 fut également majoritairement une année de tests, d’autant que Suzuki utilise pour la première fois l’ECU Magneti-Marelli avec son propre logiciel, puisqu’elle s’est inscrite en Factory, et non en Open.

Les premiers test ont lieu à Sepang 1 début février. Le cadre est toujours ajouré mais on observe un nouveau carénage, avec des sorties d’air plus conventionnelles et moins hautes. Toutefois, il ne s’agissait pas encore des sorties “à volets” aperçus sur les ordinateurs du département R&D l’hiver dernier…

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Le moteur est nouveau, comme l’électronique, et la moto souffre à la fois d’un manque de puissance et d’un manque de grip, principalement à cause de cette dernière. Randy de Puniet termine ces essais 17e à presque 3 secondes de Marc Marquez, Nobuatsu Aoki dernier à plus de 6 secondes.

Toutefois, deux semaines plus tard, à Sepang 2, on a bien dégrossi l’électronique et les choses s’améliorent nettement: le pilote français n’est plus qu’à 1,4 du plus rapide, Valentino Rossi, même si  Nobuatsu Aoki est toujours dernier à plus de 6 secondes. Bien que la décision définitive ne soit pas encore prise, on commence à parler de wild card à Valence…

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Le 2 mars, Nobuatsu Aoki dévoile la XRH-1 au public lors d’une journée spéciale sur le circuit de Suzuka. Il est accompagné par Hiroshi Aoyama (Honda) et Katsuyuki Nakasuga (Yamaha) pour trois tours de démonstration du circuit avec les commentaires de Shinya Nakano.

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En avril, le team Suzuki se déplace à Austin pour acquérir quelques données sur ce nouveau circuit et où, de façon anecdotique, Kevin Schwantz essaie la GSX-RR. De l’aveu de Nobuatsu Aoki, celle-ci souffre de patinage en sortie de virage lié à l’électronique. Aucune nouveauté matérielle n’est visible. Pourtant le moteur et le châssis sont nouveaux.
De gros progrès sont faits sur le Traction Control et la commande des gaz. A cause d’un problème technique mineur, Randy de Puniet ne peut pas sortir la grosse attaque en fin de test, mais toute l’équipe est optimiste. Aucun chrono n’est communiqué.

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Le team se déplace ensuite en Argentine pour récolter des datas mais la pluie est au rendez-vous et seul Aoki effectue une cinquantaine de tours.

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Début juin, les essais se poursuivent à Phillip Island, mais l’hiver est là, entraînant des conditions météo peu favorables; pluie et température de piste sous les 20°. Randy de Puniet est rejoint par Eugene Laverty et les deux hommes briguent un guidon officiel pour 2015. Plusieurs chutes sont à déplorer.

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En juin, des essais sont menés à Barcelone par Randy de Puniet et Takuya Tsuda avec les pilotes titulaires. Une nouvelle spécification moteur, quelques nouvelles pièces de partie-cycle et beaucoup de réglages électroniques sont au programme. Le pilote français termine 17e à 2,5 secondes de Marc Marquez, un chrono réalisé lors de la première des trois journées d’essais. Tsuda roule sans transpondeur.

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Le 30 septembre, à l’Intermot de Cologne, Suzuki rebaptise la XRH-1 en GSX-RR, annonce officiellement son retour en MotoGP pour 2015 et dévoile ses futurs pilotes: Aleix Espargaro et Maverick Vinales.
Randy de Puniet devra se contenter d’une wild card à Valence.

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En octobre,  Kevin Schwantz et Franco Uncini font une démonstration à Motegi. La GSX-RR est dotée d’une trompette en guise d’échappement…

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En novembre, lors de la première apparition de la Suzuki GSX-RR en course, pilotée par Randy de Puniet pour une wild card à Valence, c’est immédiatement la grosse surprise !

En effet, le pilote français s’aligne avec une toute nouvelle moto, jamais vue jusqu’à présent. Les différences les plus notables sont un nouveau cadre sans trou et le fameux carénage “à volets” aperçu il y a un an sur les ordinateurs du département R&D. Ces deux éléments sont en fait intimement liés, mais on ne l’apprendra que bien plus tard…

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Pour le moment, on a visiblement sous les yeux la moto 2015, jamais observée ni même mentionnée dans le moindre communiqué d’essais.

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L’aligner lors de la première wild card était une manœuvre osée et il serait intéressant de demander à Randy de Puniet si cela était dû à une insistance de sa part ou une stratégie du constructeur japonais. Quoi qu’il en soit, c’est une preuve des moyens mis en oeuvre par les hommes d’Hamamatsu, qui disposaient de cette solution dans leurs ordinateurs, il  y a déjà un an…

Au regard de cette nouveauté, les 16 dixièmes concédés par le Français au terme des trois premières séances d’essais était tout à fait honorables. Qualifié 20e à moins de deux secondes, le numéro 14 a dû abandonner en course à cause d’un problème de boîte de vitesses.

Lors des essais de pré-saison 2015, deux jours plus tard, Aleix Espargaro et Maverick Vinales prennent pour la première fois le guidon de la belle.

Au terme des trois d’essais, Aleix Espargaro se positionne à une seconde pile du plus rapide, Marc Marquez, tandis que Maverick Vinales, qui n’a aucune expérience en catégorie reine et vient directement du Moto2, prend la mesure de la MotoGP, à 2,2 secondes du meilleur chrono. Il progressera rapidement, mais ceci est une autre histoire…

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A suivre…

Crédits photos : MotoGP.com, Suzuki et Paulo Ramucho

 

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