Les pilotes MotoGP vont découvrir le tracé de Buriram qui sera leur nouveau terrain de jeu pour un futur Grand Prix de Thaïlande qui marquera leur quatrième échéance outre-mer au calendrier. Trois jours de tests ne seront pas de trop pour trouver des repères qui sont pour l’instant seulement de vagues données récoltées auprès des machines de Superbike. Mais tout le monde s’accorde déjà sur une chose : côté condition physique, ça va être l’enfer.

Marc Márquez a déjà donné son avis et il prévient que la Thaïlande sera pire pour les organismes que la déjà éprouvante Malaisie. Une évaluation que confirme Danilo Petrucci, avec une pointe d’anxiété : « il fait plus chaud qu’en Malaisie. Le soleil brûle sans pitié. Et je n’aime pas vraiment ça ». Il poursuit : « s’il nous prend de faire une simulation de course sur les deux tiers de la distance, il va falloir que je prenne une poche à eau pour m’hydrater. C’est indispensable ici. On y transpire trois fois plus qu’ailleurs. Ce n’est pas un « Camelback » dont je vais avoir besoin, mais d’un chameau complet ! »

Celui qui a un contrat officiel pour une usine Ducati qui l’invite à aller voir ailleurs à la fin de la saison pour une place dans une team usine termine ainsi sur le sujet : « mais je m’entraîne pour être prêt. Je fais du vélo de salle dans le sauna presque tous les jours ! »

Et la piste ? Après un tour en scooter, Petrux analyse : « ça me fait un peu penser à Spielberg en Autriche et je ne sais pas si c’est bien car je n’ai jamais été à l’aise là-bas. Il n’y a pas beaucoup de virages si bien que les pilotes n’auront pas beaucoup d’options pour faire la différence. Il ne faudra pas faire la moindre erreur. La piste est très plate. La qualité du bitume semble laisser à désirer. Mais nous avons trois jours pour accommoder tout ça ».

Lors des derniers tests de Sepang, Danilo Petrucci s’était fait dominer par son nouvel équipier chez Pramac, Jack Miller.