C’est un Crutchlow pour le moins remonté qui en a terminé avec ses qualifications à Valencia. Alors que la Dorna s’efforce de policer les relations dans le peloton, le Britannique lui garde toute sa verve et son caractère lorsqu’il s’agit de parler d’un fait de piste. Et malheur à celui qui l’a contrarié. En l’occurrence Stefan Bradl.

Sorti des repêchages par le haut du panier, le double vainqueur cette année abordait sa finale qualificative le mors aux dents. Puis il a rencontré sur sa trajectoire les deux Aprilia qui ont annihilé un tour rapide. Frustrant, mais le pilote LCR en a surtout retenu une des deux, à qui il a signifié son mécontentement par des gestes que l’organisateur ne veut plus voir.

Sur les faits, le Britannique a donné sa version lors de la conférence de presse privée qu’il a donnée, et reportée tel quel par Crash.net. Au départ, il y avait Miller, Bautista et Bradl… « J’ai montré combien ces trois-là sont des clowns, et spécialement l’Allemand. C’est bien qu’il quitte le MotoGP parce que c’est un sacré idiot ». Carrément. « Surtout lorsqu’il vous regarde arriver sur la trajectoire en roulant à 60 km/h alors que vous, vous êtes à 200 km/h ».

« C’est récurent de la part de ces pilotes qui attendent une roue pour faire leur temps. Ils attendant là, sur la piste, pour suivre quelqu’un d’autre. Mais essayez par vous-même et vous serez peut-être un jour devant en MotoGP ».

Reste le risque d’amende de 300 euros pour avoir expliqué son point de vue sur la piste. Là, Crutchlow se veut très clair : « je ne la paierai pas cette amende. C’est Bradl qui ira la payer. S’il faut, je la lui ferai avaler cette amende ». Peut-être agacé par cet incident, que Bradl ne reconnait pas au passage, Crutchlow est ensuite tombé dans sa seconde tentative. Il s’élancera onzième du dernier Grand Prix de l’année. « C’est dommage car nous avions le potentiel pour la seconde ligne » regrette Cal.

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