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Luca Marini

Luca Marini reconnaît n’avoir pris conscience de la gravité de son accident de Suzuka que bien plus tard, lorsqu’il s’était déjà remis.

Le 28 mai 2025, la vie de Luca Marini aurait pu basculer. En plein roulage d’essai pour les 8 Heures de Suzuka, au Japon, le pilote italien avait violemment chuté et s’était lourdement blessé. Connu pour sa régularité, il n’a pourtant cumulé que trois chutes sur l’ensemble de sa saison MotoGP, mais il suffit d’une fois pour que les conséquences soient bien différentes.

Cette quatrième chute au compteur avait ainsi laissé un bilan de taille : une dislocation de la hanche gauche, une lésion des ligaments du genou gauche, des fractures au sternum et à la clavicule gauche ainsi qu’un pneumothorax du côté droit. Resté hospitalisé au Japon durant deux semaines et demie, il était ensuite rentré en Italie et avait manqué trois Grands Prix.

La sentence aurait pu être bien plus lourde, pourtant Marini reconnaît qu’il n’en a pas pris conscience. « Sur le moment, je n’ai jamais vraiment pensé à la gravité [de ma situation]. Je ne me suis pas posé pour réfléchir au fait que ça pouvait mettre un terme à ma carrière, que je pouvais y laisser ma jambe voire même mourir. La seule chose à laquelle je pensais, c’était travailler chaque jour au maximum pour revenir le plus tôt possible et dans la meilleure condition physique possible », a-t-il expliqué dans une interview accordée à GPOne.

Luca Marini

« Quand tu te blesses lourdement, tu ne reviens jamais vraiment à 100%, mais un 98 ou un 99% c’est bien. Ce moment m’a aidé à avoir un objectif clair. J’étais seulement triste de ne pas pouvoir rouler et de devoir regarder les courses à la télé. Puis, avec le recul, je repense à ce que j’aurais pu faire différemment, mais ça s’est fait comme ça. »

Malgré cet accident, il était revenu l’an dernier surmotivé et avait même décroché ses meilleurs résultats de la saison lors des Grands Prix suivants et avait réalisé une fin d’année très solide, au point de rattraper à toute vitesse Johann Zarco au championnat.

Marini a ainsi dévoilé dans cette interview une facette plus méconnue de lui, qui reste toujours discret. Son profond attachement à sa vie de pilote l’a ainsi fait se focaliser sur son retour. « J’aime les valeurs du sport, en équipe et en individuel. Ça permet de vivre une vie incroyable, même si elle est faite de sacrifices. J’ai du mal à éprouver des émotions fortes dans la vie quotidienne. Quand j’étais petit, la moto faisait partie des rares choses qui me faisaient vraiment sourire. C’est pour ça que j’ai continué sans abandonné. Si je n’avais pas été pilote, j’aurais aimé être un athlète dans n’importe quel sport », a-t-il ajouté.

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