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Le directeur de l’équipe Ferrari, Frédéric Vasseur, s’est exprimé après le Grand Prix d’Australie, offrant un aperçu des dynamiques compétitives de la saison F1 2026. Malgré les défis rencontrés, Vasseur maintient une perspective positive, laissant entrevoir un potentiel bouleversement lors du prochain Grand Prix de Chine.

Après le Grand Prix d’Australie, le patron de Scuderia Ferrari, Frédéric Vasseur, n’a pas cherché à masquer l’essentiel : la troisième et la quatrième place ne suffisent pas à satisfaire l’ambition de Maranello.

Pourtant, derrière cette frustration de compétiteur, le Français voit aussi des raisons d’espérer pour la suite de la saison, notamment lors du prochain rendez-vous du championnat.

« Devrais-je accepter les troisième et quatrième places ? Le compétiteur en moi dit non. » Une phrase qui résume parfaitement l’état d’esprit chez Ferrari : prendre les points… mais viser bien plus.

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Ferrari plus proche de Mercedes qu’on ne le pense

Contrairement à certaines analyses alarmistes, Vasseur estime que l’écart avec Mercedes-AMG Petronas Formula One Team n’est pas aussi énorme que ce que certains commentaires laissent entendre.

« Il n’y avait pas huit dixièmes de seconde en qualification entre nous et Mercedes. Je crois que leur avantage était seulement d’environ trois à quatre dixièmes. » Une nuance importante.

Car dans l’univers impitoyable de la F1, trois ou quatre dixièmes peuvent être comblés beaucoup plus vite qu’une seconde entière.

Selon Vasseur, même la stratégie aurait pu modifier la hiérarchie : Ferrari aurait pu tenir le rythme plusieurs tours supplémentaires, même avec la même stratégie d’arrêt que Mercedes pendant la période de Virtual Safety Car.

Le directeur français pointe également un facteur souvent sous-estimé : la configuration du circuit d’Albert Park. Les longues sections rapides sans freinage n’étaient pas idéales pour la Ferrari SF-26. Autrement dit : le terrain n’était pas favorable. Mais ce diagnostic nourrit justement l’optimisme de Ferrari pour les prochaines courses.

Le prochain rendez-vous du championnat, sur le circuit de Shanghai, pourrait offrir un tout autre scénario.

« La Chine sera entièrement différente ; il fera beaucoup plus froid, et bien qu’il y aura de longues lignes droites similaires à celles de Bahreïn, il y aura également de nombreuses zones de freinage pour recharger la batterie. »

Ces caractéristiques pourraient mieux correspondre au fonctionnement énergétique de la Ferrari.

La gestion de l’énergie restera un facteur déterminant, mais pas le seul.

Vasseur rappelle que la stratégie ne se limite jamais à l’énergie ou à la puissance.

« Bien que nous parlions de gestion de l’énergie, d’autres éléments comme l’usure des pneus restent extrêmement pertinents. En Chine, nous devons garder un œil attentif sur le graining. »

Le phénomène de graining, cette usure irrégulière du pneu qui peut ruiner un relais entier, pourrait jouer un rôle décisif.

Pour Vasseur, il est encore trop tôt pour tirer des conclusions définitives. Le patron de Ferrari veut attendre un échantillon plus large de circuits et de conditions.

« Ce n’est qu’après le Grand Prix du Japon que nous pourrons vraiment évaluer notre position après avoir couru sur trois circuits distincts avec des composés de pneus variés. »

Une analyse méthodique typique de la F1 moderne : les performances ne se jugent jamais sur une seule course.

La saison ne fait que commencer, mais une chose est claire : Ferrari refuse toute forme de fatalisme.

Entre l’analyse lucide des faiblesses et l’espoir d’un circuit plus favorable en Chine, Maranello prépare déjà la contre-attaque.

Et dans un championnat où chaque dixième compte, la bataille entre Ferrari, Mercedes et leurs rivaux pourrait rapidement basculer. La réponse viendra peut-être dès Shanghai. Dans le paddock, on murmure au sujet d’un aileron arrière rotatif innovant, surnommé la “Macarena” en raison de son design unique.

Ce composant révolutionnaire dispose d’un volet qui tourne d’environ 270 degrés, ingénieusement conçu pour réduire la traînée aérodynamique sur les longues lignes droites. Des tests préliminaires lors de la pré-saison ont indiqué que ce design radical pourrait potentiellement augmenter les vitesses de pointe de 5 à 8 km/h—un avantage impressionnant qui pourrait s’avérer décisif sur un circuit comme Shanghai, qui possède une ligne droite de 1,2 kilomètre menant à une zone de freinage cruciale.

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