La moto sportive chinoise la plus bestiale jamais conçue est désormais une réalité. Son rugissement rappelle celui d’une MotoGP, et elle sera bientôt disponible pour la route. La CFMoto 1000 SRR V4 prend vie devant le stand et démontre clairement que la Chine est désormais présente dans le championnat des superbikes.
Le monde entier attend avec impatience, voire une certaine appréhension, une nouvelle moto. Son arrivée est loin d’être une simple formalité ; elle revêt une signification particulière pour l’industrie motocycliste. Il s’agit de la CFMoto 1000 SRR V4, dévoilée lors du récent salon EICMA.
Nous étions cependant sans nouvelles d’elle… jusqu’à présent. Elle vient de faire ses débuts et a suscité un vif intérêt grâce à sa performance, bien au-delà de sa simple présence sur un stand à l’EICMA… Une simple vidéo a suffi à tout montrer.
Cela s’est produit lors des CFMoto Days en Chine. Ces événements sont, soit dit en passant, l’équivalent chinois du Honda Thanks Day, de la World Ducati Week ou des Aprilia All Stars. Il est intéressant de constater comment les marques chinoises ont pris conscience de leur potentiel et cherchent à l’exploiter pleinement grâce à des événements de ce type, traditionnellement organisés par des marques établies. Désormais, les marques chinoises sont elles aussi devenues des marques établies.

Du stand au bitume : la Chine passe à l’attaque et le coup de grâce de CFMoto pourrait venir du prix
Le fait est que la très attendue CFMoto 1000 SRR V4 a fait son apparition. Le prototype que nous avions vu inerte à l’EICMA a pris vie et, en mouvement, c’est un véritable spectacle visuel et sonore.
Le V4 est plus vivant que jamais. C’est un missile de 997 cc doté d’une architecture V4 contrarotative, la même configuration utilisée en MotoGP, capable de dépasser les 300 km/h et avec un rapport poids/puissance inférieur à 1 kg par cheval-vapeur.
Et le moteur n’est que le point de départ. CFMoto a développé un châssis monocoque en aluminium où le moteur lui-même fait office d’élément structurel, réduisant ainsi le poids et augmentant la rigidité. Le réservoir de carburant est dissimulé sous la selle, suivant la même approche que sur les motos de course pour centraliser les masses et optimiser l’agilité. L’ensemble pèse à peine 200 kilos.
Mais au-delà de ça, il y a la prise de conscience de ce que cette moto va représenter pour l’industrie, et le fait qu’elle ne soit pas restée un simple prototype que nous ne verrons jamais. Ils ont déjà prouvé qu’elle est bel et bien vivante.
D’un côté, il y a les conséquences pour l’industrie. Il est clair que l’inspiration chinoise va bien au-delà des roadsters et des trails de 900 cc pour concurrencer l’Europe et le Japon. S’il y a bien un type de moto qui reflète la puissance d’une marque, c’est la supersportive. La voici, et il est fort probable qu’elle soit commercialisée à un prix dérisoire comparé à celui d’une Honda CBR1000RR (25 735 €), d’une Suzuki GSX-R1000R (20 999 €) ou d’une BMW S 1000 RR (24 430 €). Et cerise sur le gâteau, elle est équipée d’un moteur V4.
D’un autre côté, il y a les conséquences pour la concurrence. Car ne soyons pas naïfs, cette moto n’a pas été conçue uniquement pour être vendue, comme nous l’avons évoqué précédemment. La Chine l’a développée pour mener à bien un projet mûri depuis des années : faire ses débuts en Superbike… ou en MotoGP.
De nombreuses rumeurs circulent déjà, suggérant que CFMoto pourrait accéder à la catégorie reine très prochainement (d’ici un à cinq ans maximum). Et si ce n’est pas en MotoGP, le scénario le plus probable est un passage en WSBK.








