Le malaise grandit chez Red Bull en ce début de saison 2026. Loin de son statut dominant des années précédentes, l’écurie autrichienne peine à comprendre sa propre monoplace, et Max Verstappen semble de plus en plus prisonnier d’un package technique instable.

Une alerte sérieuse pour Red Bull après Suzuka
Après le Grand Prix du Japon, le constat est brutal : incapable de dépasser Pierre Gasly, le Néerlandais a une nouvelle fois subi une course frustrante, symbole d’un début de saison déjà inquiétant. Et du côté du management, le discours ne cherche plus à masquer la réalité.
« Nous avons reculé » : le constat sans filtre de Mekies
Le patron de l’équipe, Laurent Mekies, n’a pas tourné autour du pot pour expliquer la situation actuelle : « Nous pensons clairement avoir reculé en Chine. »
Un aveu rare à ce niveau, qui confirme que Red Bull n’est plus la référence technique du plateau. Mais le problème va bien au-delà d’un simple déficit de performance globale.
« Dans certaines conditions et à certaines vitesses de virage, nous perdons en performance par rapport à ce que notre équipement est censé nous offrir. »
Autrement dit, la RB22 est imprévisible. Et c’est précisément ce qui complique la tâche de Verstappen.
Un déficit inquiétant face à la concurrence
Les chiffres parlent d’eux-mêmes : Red Bull accuse désormais près d’une seconde de retard sur les leaders, et environ une demi-seconde sur Ferrari.
« L’écart global est d’environ une seconde avec les meilleurs… et ça n’intéresse personne d’être loin derrière. »
Une déclaration lourde de sens, qui illustre le déclassement progressif de l’écurie face à Mercedes, McLaren et Ferrari.
Plus inquiétant encore : même le milieu de grille, emmené par Alpine, semble désormais en mesure de rivaliser.
Verstappen sous pression, la frustration monte
Dans ce contexte, la frustration de Max Verstappen devient de plus en plus visible. Déjà critique envers la réglementation 2026 et la gestion énergétique complexe, le quadruple champion du monde doit désormais composer avec une monoplace capricieuse. L’incapacité à exploiter pleinement le potentiel de la voiture, notamment dans les phases de virage, renforce un sentiment d’impuissance. Et en interne, l’urgence est claire : comprendre ce “trou de performance” avant que la saison ne bascule définitivement.








