Le double champion du monde italien continue d’endosser un rôle de leader incontesté au sein du plateau lorsqu’il s’agit d’évoquer l’avenir de la catégorie reine. Alors que le paddock est réuni sur le tracé de Mandalika en Indonésie, Bagnaia s’est exprimé sur les futures règles qui régiront le week-end de course.
L’engagement de Pecco Bagnaia
Reconnu comme le pilote le plus impliqué de la grille sur la sécurité et le déroulement des épreuves, l’Italien ne manque jamais un rendez-vous avec les instances dirigeantes pour faire entendre la voix des acteurs de la piste. Alors que la majorité de ses pairs délaisse trop souvent ces réunions cruciales, le champion piémontais répond présent avec assiduité lors de chaque commission pour défendre l’équité sportive. L’approche du nouveau format qualificatif prévu pour 2027 a une nouvelle fois mis en lumière ce décalage entre son investissement personnel et le désintérêt de certains rivaux. Le pilote Ducati regrette cette désaffection générale au moment d’aborder les arbitrages avec le MotoGP SEG : « Nous étions quatre pilotes, comme toujours, à la Commission de sécurité au Japon. Nous étions tous d’accord sur le nouveau format. Nous en avons discuté, tout était clair et nous comprenions les raisons de ce changement. Nous avons simplement demandé l’ajout du Warm-Up. Ils devaient en discuter avec les équipes, mais je pense que c’est faisable. Carlos Ezpeleta nous a consultés : il est venu nous parler. On ne nous avait pas dit de quoi il s’agirait, mais les autres ne viennent jamais. Même pas quand il y a des questions importantes à poser. » disait-il pour GPOne.
New weekend format from 2027 🚨
Two grids. Two showdowns. One #MotoGP. Sprint qualifying arrives next season! 🏁🆕 pic.twitter.com/3gKQYna7pL
— MotoGP™🏁 (@MotoGP) October 7, 2026
La fin du piège d’une qualification unique pour deux courses
L’instauration de deux séances chronométrées distinctes pour le Sprint et le Grand Prix dominical répond à une demande historique du peloton, désireux de ne plus tout jouer sur un coup de dés le samedi matin. Une chute malencontreuse, un drapeau jaune au mauvais moment ou un trafic dense pouvaient jusqu’ici ruiner l’intégralité d’un week-end de compétition et condamner un pilote à s’élancer en fond de grille pour les deux manches. En apportant deux opportunités de briller sur un tour rapide, cette formule garantit une meilleure équité sportive. L’Italien valide sans réserve ce réajustement réglementaire : « Pour moi, le fait qu’une seule séance de qualifications soit valable pour deux courses a toujours été une limite. On peut chuter ou recevoir un drapeau jaune. Il peut arriver beaucoup de choses, et en MotoGP aujourd’hui, si on n’est pas beaucoup plus rapide, si on part huitième ou douzième, c’est difficile. Surtout sur certains circuits. Donc, pour moi, c’est la bonne solution. »
L’exigence absolue d’un Warm-Up pour préparer la course
Si l’accueil global réservé à cette réorganisation reste positif, le champion turinois pose une condition majeure pour garantir la sécurité et la préparation optimale des machines avant le départ. La disparition de la session de chauffe matinale priverait les techniciens d’ultimes vérifications capitales après une chute survenue lors du Sprint ou un changement météo soudain. De la Practice du vendredi jusqu’à l’alignement sur la grille le dimanche, la réduction du temps de roulage ne doit pas se faire au détriment de la confiance des pilotes. Le Piémontais détaille sa vision : « J’aime ça, je pense que c’est positif et que c’est une amélioration. Mis à part le fait qu’il faut ajouter le Warm-up : à mon avis, on ne peut pas disputer une course sans avoir fait quelques tours d’essais au préalable. Même en cas de chute lors du sprint, il faut être confiant et prêt, et le Warm-up est un atout. De plus, il nous aide à mieux comprendre les pneus, car nous aurons de nouveaux pneus, de nouvelles motos, moins de temps de piste pour travailler et plus de temps consacré aux contre-la-montre. Il sera très important de s’adapter au nouveau format, mais je pense que le Warm-up est vraiment très utile. Par ailleurs, je pense que c’est une amélioration : nous avons toujours demandé deux séances de qualifications, une pour chaque course, et non une seule. Donc, pour moi, c’est une bonne chose. »
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Photo de couverture : Instagram Pecco Bagnaia








