Fabio Di Giannantonio a décroché la troisième place lors de la course Sprint sur le tracé de Mandalika, en Indonésie. S’élançant depuis la première ligne, l’Italien a jailli de la grille pour se retrouver au cœur de la bousculade du premier virage, où son attaque incisive a involontairement poussé Marco Bezzecchi et Raul Fernandez à la faute à l’extérieur. Percuté de l’intérieur par Marc Marquez, le pilote Ducati a été totalement blanchi par les commissaires et a su convertir ce départ explosif en podium.
Di Giannantonio au cœur de la bousculade en Indonésie
Placé idéalement à l’extinction des feux, le pilote transalpin a vécu de l’intérieur l’effet accordéon du premier freinage, essuyant un contact direct avec le champion espagnol. « Ce dont je me souviens au premier virage ? Je n’en sais rien, il faudra demander aux autres : j’étais à l’intérieur, j’ai freiné, un autre pilote m’a percuté et je me suis retrouvé en première. Du coup, à la sortie du premier virage, j’avais atteint le régime maximal pour ce rapport. Franchement, il faudra demander aux autres pour le reste. J’ai simplement été touché, encore une fois. Oui, j’ai senti le contact, mais je ne savais pas qui c’était », a raconté le pilote pour GPOne. Quant à la chute en chaîne de Bezzecchi et du poleman à l’extérieur, le Romain avoue n’avoir rien remarqué sur le moment : « Non, j’ai vu qu’il y avait eu un accident au tour suivant, à cause des drapeaux jaunes. Mais je n’en savais rien. »
Solid P3 performance for @fabiodiggia49 🥉#IndonesianGP 🇮🇩 pic.twitter.com/Z1bx4PIDrm
— MotoGP™🏁 (@MotoGP) October 10, 2026
Un podium exigeant malgré la surchauffe
Installé aux commandes de la course en début d’épreuve, l’Italien a ensuite dû composer avec les fortes chaleurs et la résistance féroce de ses rivaux. « Je pensais avoir un bon rythme, et on l’a encore prouvé ce matin. En fait, j’espérais même faire mieux. Surtout quand on prend un bon départ et qu’on est en tête, l’ambition est de faire une très bonne performance. Je pense avoir eu un bon rythme, mais malheureusement, je n’ai pas pu m’exprimer à 100 % car Ogura était vraiment trop rapide dans la partie rapide, et même si j’avais un peu plus d’énergie dans la partie lente, j’ai attaqué trop tard et le pneu avant de la moto tait trop chaud. Malheureusement, c’était épuisant », a analysé le pilote Ducati.

La physique derrière la réussite des départs
Interrogé sur la soudaine efficacité de ses envolées alors qu’il éprouvait des difficultés dans ce domaine par le passé, le Transalpin attribue cette progression à l’évolution de la réglementation et à sa morphologie. « Comme je l’ai toujours dit, physiquement parlant, il m’est impossible de prendre un départ comme Marc, par exemple, car il est plus petit et plus léger que moi, et sa position sur la moto est plus avancée. Mathématiquement, il est donc impossible que nous partions de la même manière : il faudrait, par exemple, qu’il commette une erreur, avec la même moto, pour que cela se produise », détaille-t-il. Il souligne également l’impact de la suppression des aides : « Dans mon cas, le niveau des départs a légèrement baissé depuis la suppression des aides ; nous démarrons tous plus lentement. La différence entre un bon et un mauvais départ est donc plus faible. Cela a joué en ma faveur, car j’effectuais déjà une excellente manœuvre et, une fois en wheeling, seul l’atterrissage compte. »
Pensez-vous que Fabio Di Giannantonio soit capable de se battre pour la victoire lors du Grand Prix dominical à Mandalika ? Dites-le-nous en commentaires !
Résultat du Sprint au Grand Prix d’Indonésie MotoGP 2026 :

Crédit classement : MotoGP.com
Photo de couverture : Michelin Motorsport








