Manuel González a sauvé les meubles en Indonésie. Auteur d’un bon envol depuis le 10e rang lors de l’extinction des feux du Grand Prix d’Indonésie de Moto2, après une Qualification ratée, il parvenait à remonter à la cinquième dès les premiers hectomètres. Mais uite à un violent accrochage au premier virage impliquant les deux pilotes Aspar, la direction de course a brandi le drapeau rouge, interrompu les débats et ordonné un nouveau départ calqué sur les positions originelles de la grille pour une distance réduite à 14 tours. La tâche fut alors plus compliquée pour le leader du championnat.
Pas déstabilisé pour autant, le pilote Intact GP n’a rien lâché, renouvelant son effort lors du deuxième départ pour aller cueillir une précieuse deuxième place sous le drapeau à damier : « Nous sommes de retour là où nous méritons d’être, lâchait alors celui qui n’était plus monté sur la boite depuis sa victoire à Misano. Nous savons que nous pouvons faire encore mieux, mais aujourd’hui, l’état d’esprit était simplement d’entrer en piste et de donner notre maximum sans commettre d’erreur, sans penser au championnat. Hier, dès la fin des qualifications, et aussi bizarre que cela puisse paraître, j’étais très confiant pour la course parce que je savais ce que j’avais entre les mains. »
Ce résultat positif permet à González de tourner la page d’un Grand Prix du Japon compliqué, marqué par un problème sur la grille et une lointaine 22e place : « J’ai complètement fait un reset après le Japon, poursuit-il. Bien sûr, nous y avons perdu beaucoup de points alors que nous pouvions viser le podium ou la victoire. Nous savons ce dont nous sommes capables dans le box et sur la moto, nous savons que nous sommes très forts. Nous devons continuer à croire que nous sommes les plus forts et continuer à pousser. »
Ce dixième podium de la saison n’a toutefois permis que de limiter les dégâts. Face à la victoire d’Izan Guevara, González quitte l’île de Lombok avec une avance fondue à 5,5 petites unités.
Manuel González à l’avantage au GP d’Australie
Une opportunité se profile toutefois pour le leader dès le week-end prochain à Phillip Island, un tracé qui favorise traditionnellement le comportement des châssis Kalex face aux machines rivales. Manuel González aura une carte à jouer pour tenter de recreuser l’écart. D’autant plus que le circuit australien n’a récemment guère souri à son dauphin, qui y a enchaîné deux 16e places en 2024 et 2025.
Dans sa quête, le Madrilène espère aussi capitaliser sur l’expérience de son voisin de garage et régional de l’étape, Senna Agius : « C’est un tracé complètement différent d’ici. Les températures y sont tellement fraîches que tout change. J’ai la chance d’avoir un coéquipier très rapide là-bas, donc je vais pouvoir apprendre de lui. J’espère qu’il m’aidera et que nous serons devant nos rivaux pendant la course. »
L’an dernier, Senna Agius avait remporté le Grand Prix d’Australie devant ses fans alors que Manuel Gonzalez ne terminait que septième. La course à Phillip Island lancera un marathon de cinq Grands Prix en six semaines. Cette dernière ligne droite s’annonce donc décisive pour le pilote Intact GP, qui avait cédé sous la pression de Diogo Moreira l’an dernier : « Il faut juste rester calme, ne pas faire de folies et continuer à faire ce que nous savons faire », conclut le n°18.









