Joan Mir s’apprête à tourner l’une des pages les plus sombres et incertaines de son parcours sportif. Alors que l’ancien champion du monde espagnol demeure mystérieusement éloigné du paddock depuis plusieurs épreuves en raison d’une maladie tenue secrète — une situation médicale non précisée qui suscite une vive inquiétude au sein de la grille —, son avenir professionnel vient d’échapper au pire. Par la voix de son agent Paco Sanchez, le pilote ibérique a révélé qu’il était à deux doigts de ranger définitivement son casque à la fin de la saison, avant que l’écurie satellite Gresini Racing ne vienne lui tendre la main pour 2027.
Le spectre d’une retraite anticipée face au manque de compétitivité de Mir
Après plusieurs campagnes éprouvantes au sein de la structure officielle Honda, le Majorquin était arrivé au bout de sa résistance mentale et physique. Son représentant est revenu sans détour sur les négociations tendues menées durant l’été : « Ma priorité était de trouver une équipe d’usine pour Joan. Mais nous avons vite compris que ce ne serait pas possible. Joan envisageait la retraite si nous ne trouvions pas d’équipe d’usine. Il ne pensait même plus au Championnat du Monde Superbike ni à rien d’autre. Sa situation était claire : « Si je n’ai pas une moto compétitive, j’arrête et je rentre chez moi. » » confiait Paco Sanchez à Speedweek. Dégoûté par les chutes à répétition et l’absence de résultats probants, l’Espagnol était prêt à faire une croix définitive sur sa carrière à seulement 29 ans.
L’appel providentiel de Gresini Racing pour rallumer la flamme
C’est au moment où le départ semblait inéluctable que la structure italienne basée à Faenza est intervenue pour débloquer la situation. « C’est alors que Gresini m’a appelé. J’entretiens d’excellentes relations avec eux. Michele Masini m’a donc appelé et m’a dit : « Paco, nous aimerions discuter du cas de Joan. » Je lui ai répondu : « Je viendrai vous en parler, mais je ne suis pas sûr que Joan souhaite continuer avec une équipe satellite » », raconte Paco Sanchez. Convaincu par le potentiel de la Ducati satellite et par le cadre familial offert par l’équipe de Nadia Padovani, l’ancien champion a accepté de revoir l’intégralité de ses prétentions pour privilégier l’aspect sportif.
Le sacrifice financier pour retrouver le plaisir de vaincre
Pour opérer ce virage décisif vers 2027, le pilote espagnol a accepté de faire une croix sur ses exigences salariales de pilote d’usine, ne jurant plus que par la recherche de la performance pure sur la piste. « Dès lors, Joan a oublié l’aspect financier ; c’est devenu secondaire pour lui. Il s’est concentré sur l’opportunité de retrouver une moto compétitive. Il veut se sentir à nouveau comme un pilote qui se bat pour le championnat du monde, gagner des courses et jouer les premiers rôles », conclut son agent. Un pari d’orgueil audacieux pour le champion 2020, dont le premier défi restera avant tout de recouvrer la santé avant de reprendre le guidon.
Pensez-vous que Joan Mir parviendra à retrouver le chemin de la victoire chez Gresini Racing comme Marc Marquez avant lui ? Dites-le-nous en commentaires !

Photo de couverture : Instagram Joan Mir




