La conférence de presse en prélude au Grand Prix MotoGP d’Australie a accueilli sur le circuit de Phillip Island le troisième du championnat, Marco Bezzecchi (Aprilia Racing), le vainqueur de l’an passé, Raul Fernandez (SuperFile Trackhouse MotoGP Team), et le local de l’étape, Jack Miller (Pramac Racing).

Pour la dernière fois, puisque le célèbre tracé australien ne figurera plus au calendrier à partir de 2027, remplacé par celui mis en place à Adélaïde.
Mais une dernière édition passionnante, puisque, comme vous le savez, seulement deux point séparent Jorge Martin de Marc Marquez en tête du championnat !
Ce duel sous haute intensité n’occulte pas que Marco Bezzecchi n’est qu’à 46 points, alors qu’il en reste potentiellement 185 à inscrire.
Mais les questions se sont principalement concentrées sur Phillip Island et personne n’a réellement parlé du championnat au scorpion de Rimini…
Comme à notre habitude, nous reportons ici en intégralité ses paroles sans la moindre mise en forme, même si cela est traduit de l’anglais.
🎤 Bon après-midi à toutes et à tous, et bienvenue à cette conférence de presse d’avant-événement, à l’approche de ce qui sera, j’en suis sûr, un week-end très chargé en émotions. C’est la fin d’une époque, puisque le spectaculaire circuit de Phillip Island accueille le Grand Prix d’Australie pour la toute dernière fois. Un lieu emblématique qui a offert certains des moments les plus marquants de l’histoire du MotoGP depuis la toute première course organisée ici, en 1989.
Avec nous pour cette conférence de presse, et prêts à vivre le dernier rugissement de Phillip Island, nous accueillons Marco Bezzecchi, pilote Aprilia Racing, vainqueur du Sprint ici en 2025 et vainqueur de notre dernier Grand Prix en Indonésie. Marco arrive à cette 18e manche en troisième position du Championnat du Monde.
Nous accueillons également Raul Fernandez, pilote SuperFile Trackhouse Aprilia. Raul est devenu l’un des 15 pilotes seulement à avoir remporté une course MotoGP à Phillip Island, lorsqu’il s’est imposé ici l’an dernier pour décrocher sa première victoire en catégorie reine. Il reste également sur une deuxième place à Mandalika, obtenue après avoir signé sa première pole position en MotoGP.
Et pour compléter notre plateau du jour, un pilote qui restera lié à Phillip Island pendant encore de nombreuses années, puisque le virage 4 porte son nom depuis 2022. C’est toujours un plaisir d’accueillir le héros du public local, Jack Miller, pilote Prima Pramac Yamaha. Jack a terminé troisième en MotoGP ici en 2019 et s’était imposé en Moto3 devant son public il y a 12 ans.
Messieurs, bon après-midi et bienvenue à vous trois sous ce magnifique soleil de Phillip Island ! Je ne suis malheureusement pas certain qu’il va durer très longtemps durant ce week-end…
🎤 Marco, nous allons commencer cette conférence de presse avec vous. Magnifique victoire lors de la dernière manche à Mandalika, un très bon résultat pour votre championnat puisque vous n’êtes désormais plus qu’à 46 points de Jorge Martín. Mais à quel point était-ce important pour vous, Marco, simplement en termes de confiance et de conviction, de renouer avec la victoire à l’approche de cette dernière partie de saison ?
Marco Bezzecchi : « Oui, je suis très heureux d’avoir réussi à décrocher une victoire. C’était devenu une obsession pour moi depuis ma chute au Sachsenring, lorsque je me suis blessé.
J’étais donc vraiment très heureux de pouvoir prouver, aussi à moi-même, que j’étais de nouveau capable de me battre pour la victoire.
Je suis donc très, très content, et maintenant nous pouvons nous concentrer sur ce week-end, qui est un week-end très important. »
🎤 Vous avez remporté le Sprint ici l’an dernier, Marco, et vous aviez clairement le rythme pour gagner le Grand Prix sans ces deux Long Lap malheureusement. Sur le sec, vous semblez pouvoir faire partie des grands favoris pour la victoire, mais à Phillip Island, on parle toujours beaucoup de la météo lorsqu’on arrive dans cette partie du monde. Et une nouvelle fois, elle semble pouvoir jouer un rôle important samedi et dimanche.
À quel point une course sur le mouillé complique-t-elle encore davantage les choses lorsque vous jouez aussi le Championnat du Monde ?
« Eh bien, c’est toujours comme ça ici. C’est un endroit où la météo peut normalement changer de nombreuses fois au cours du week-end, donc au final ce sera la même chose pour tout le monde. Nous devons simplement essayer de nous adapter le plus rapidement possible.
Évidemment, une course sur le mouillé est toujours très difficile, mais sur le sec non plus ce n’est jamais facile.
Alors essayons de penser au jour le jour. Demain matin, nous ouvrirons la fenêtre, nous verrons quel temps il fait, et ensuite nous commencerons enfin à rouler. »
🎤 Juste avant de passer à Jack, une autre question pour les deux pilotes Aprilia, Marco et Raul. Messieurs, je crois comprendre qu’il y a eu aujourd’hui une nouvelle réunion entre les quatre pilotes Aprilia et la direction d’Aprilia. Pouvez-vous nous dire ce qui a été discuté et s’il pourrait y avoir d’éventuelles consignes d’équipe qui entreraient en jeu ce week-end en Australie ? Marco, commençons par vous.
« Non, je veux dire, c’était simplement une réunion normale. Nous avons toujours l’habitude de travailler ensemble avec l’équipe Trackhouse SuperFile. Aprilia travaille toujours avec eux et leur travail a toujours été très important pour nous.
Donc c’est normal d’avoir parfois la possibilité de faire une réunion, simplement de discuter un peu et d’échanger sur les différentes situations.
Pour le moment, c’est simplement ça. »
🎤 Et enfin, messieurs, nous ne pouvons pas vous laisser quitter Phillip Island sans vous poser cette question. Puisqu’il s’agit du dernier rugissement sur ce circuit mythique, que tous les pilotes adorent pour les sensations qu’il procure, quel est pour chacun de vous votre meilleur souvenir personnel ici ? Et plus généralement, quel est le souvenir qui vous marque le plus de vos courses sur ce fantastique circuit ? Marco, on commence avec vous.
« Eh bien, le circuit est incroyable. Je n’ai pas encore une très longue carrière en Championnat du Monde, mais depuis la première fois que j’ai roulé ici, les émotions que j’ai ressenties sur cette piste ont toujours été extraordinaires.
Donc oui, c’est quelque chose d’énorme, et encore plus avec une MotoGP.
Mais c’est aussi un week-end de course assez particulier, parce qu’on vit tous ensemble dans des maisons avec l’équipe, la plage est juste à côté, on a un peu de temps, et la nature est magnifique.
Ça a donc été fantastique de venir ici, et d’avoir eu la chance de pouvoir courir sur ce circuit incroyable, dans un endroit tout aussi incroyable. »
🎤 Vous avez un souvenir particulier ? Je pense par exemple à la victoire de Valentino ici en 2003 avec sa pénalité de 10 secondes ?
« Oui, c’était incroyable. Mais comme Jack l’a dit, généralement, sur les très beaux circuits, on a toujours de très belles courses. Et ici, les batailles que le MotoGP a offertes aux fans ont toujours été incroyables.
Je me souviens aussi d’une arrivée très serrée entre Jack et Pecco, c’était magnifique. Mais plus généralement, toutes les batailles du MotoGP ici dans le passé ont été superbes.
Et l’année dernière, la course était fantastique aussi. C’était également mon premier podium en MotoGP ici, donc c’était un très bon souvenir. »
🎤 Au-delà du fait que le circuit soit si spécial, je vais poser la question à chacun d’entre vous, Raul, Marco et Jack. Phillip Island est un endroit unique : quels autres souvenirs particuliers allez-vous garder de ce lieu, quelque chose qu’on ne peut retrouver nulle part ailleurs ? Pas seulement le circuit, mais l’île elle-même.
« Bien sûr, tous les barbecues avec toute l’équipe, tout le temps passé ensemble dans une maison.
Normalement, nous passons déjà beaucoup de temps avec notre équipe, mais ici c’est différent : nous vivons tous ensemble, donc c’est vraiment génial.
Et puis il y a aussi le lien avec les fans. Les fans sont vraiment très gentils et c’est très agréable de passer du temps avec eux. »
🎤 Ça va vous manquer ?
« Oui, bien sûr. Mais heureusement, nous gardons l’Australie, nous changeons simplement de ville. »
🎤 Je suis un peu curieux à propos du vent sur ce circuit, parce qu’il peut parfois être vraiment très fort et pousser la moto. Comment est-ce que vous gérez ça ? Vous savez qu’il va arriver dans certains virages, donc vous vous préparez sur la moto ? Est-ce que ça fait peur ? Comment ça se passe pour un pilote à 360 km/h avec ce genre de conditions ?
« Eh bien, tout d’abord, il faut aller en piste et, pendant les premiers tours, essayer de comprendre d’où vient le vent et à quel point il est fort.
Ensuite, bien sûr, en roulant, il faut s’adapter. Il faut utiliser son corps et essayer de compenser certains mouvements par d’autres mouvements pour éviter que la moto ne bouge trop.
C’est un peu comme une danse. »
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