Le paddock du MotoGP s’enflamme pour la nouvelle pépite du Moto2 : Daniel Holgado. Alors que David Alonso semble promis à un destin d’usine chez Honda, le pilote valencien, surnommé le « Marteau », est en passe de devenir la nouvelle coqueluche de l’écurie Gresini Racing pour l’horizon 2027.
Il y a des saisons qui changent une carrière. Celle que vit Daniel Holgado en Moto2 en 2026 en fait clairement partie. Le Valencien ne se contente pas d’être rapide. Il s’impose. Il marque les esprits. Sa victoire au Brésil n’a pas seulement rapporté des points, elle a envoyé un message très clair au paddock : il est prêt pour le MotoGP. Et forcément, tout s’accélère.
Du côté de Gresini, l’intérêt n’est pas nouveau. Ce n’est pas un coup de tête lié à un bon début de saison. Holgado est sur les radars depuis un moment.
Avec l’arrivée de la nouvelle ère MotoGP en 850 cc, l’équipe italienne veut sécuriser un profil capable de s’inscrire dans la durée. Et dans cette logique, le nom de Holgado revient avec insistance.
En coulisses, son manager Pol Espargaró s’active. Il pousse. Il structure. Il veut verrouiller le dossier rapidement. Le timing est loin d’être anodin. Parce que le marché bouge vite, très vite même. Et la possible montée de David Alonso en équipe usine rebat complètement les cartes. D’un coup, Holgado devient l’un des profils les plus recherchés côté Ducati.
Ce qui intrigue chez Holgado, ce n’est pas seulement sa vitesse. C’est autre chose. Une constance. Une manière de travailler. Sur GPOne, Alberto Martinelli, qui connaît parfaitement le pilote en tant qu’ancien manager, ne cherche pas à enjoliver :

« Daniel Holgado a moins de talent brut que David Alonso mais son dévouement, sa motivation et son désir de réussir sont vraiment extraordinaires »
« Je connais très bien Dani, et il a toutes les qualités pour être compétitif. Honnêtement, je pense que David Alonso a un talent brut supérieur à celui de Holgado. Mais la force de Daniel réside ailleurs : son dévouement, sa motivation et son désir de réussir sont vraiment extraordinaires »
Tout est là. Holgado n’est peut-être pas le plus spectaculaire. Mais c’est un pilote qui construit. Qui s’acharne. Qui répète. Ce genre de profil devient précieux quand on monte en MotoGP.
Et Martinelli insiste : « il est rapide, sérieux et travailleur. Je pense qu’il peut briller en MotoGP »
Le dossier avance, oui. Mais il n’est pas encore simple. Gresini doit trancher une question clé : faut-il prendre le risque de lancer un rookie dans un projet qui reste compétitif, mais exigeant ?
Nadia Padovani, elle, semble convaincue depuis longtemps.
« D’après ce que je sais, c’est une piste qu’ils explorent depuis un certain temps. Nadia Padovani a toujours eu un faible pour lui, un intérêt particulier à son égard, et je pense qu’elle souhaite concrétiser ce transfert »
Reste une inconnue importante.
« Mais je ne sais pas si Gresini osera faire venir deux débutants. Ce n’est pas facile, c’est un choix délicat, et nous devons déterminer si cela en vaut vraiment la peine ». Tout se joue là.
L’idée côté Gresini serait claire : encadrer Holgado. Et dans ce contexte, un nom revient avec insistance : Enea Bastianini. Un profil expérimenté, capable de stabiliser le projet et d’éviter que le pari ne devienne trop risqué. Ce serait un duo logique. Équilibré. Un rookie pour l’avenir, un pilote confirmé pour le présent.
Ce possible passage en MotoGP ne concerne pas uniquement Holgado. Il raconte aussi quelque chose sur l’évolution du paddock. Ducati continue d’alimenter ses satellites avec des profils jeunes. Les équipes cherchent des pilotes capables de travailler autant que de performer. Et le talent pur ne suffit plus. Holgado coche ces cases.
Rien n’est signé. Pas encore. Mais la dynamique est là. Holgado a fait plus qu’un bon début de saison. Il s’est imposé comme une option crédible pour le MotoGP. Et à ce rythme, 2027 n’est plus une possibilité. C’est une suite logique.
Le passage à la réglementation 850 cc en 2027 va demander une immense capacité d’adaptation et une rigueur technique sans faille. Dans ce contexte, le profil de « bourreau de travail » d’Holgado est presque plus rassurant pour un team manager que celui d’un pur talent instinctif.
Si l’accord avec Gresini se confirme, Daniel Holgado arriverait dans l’une des structures les plus familiales et performantes du paddock, un cocon idéal pour transformer son « désir de réussir » en victoires de classe mondiale.









