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Depuis le début de saison, le constat d’Alonso est sans appel : la discipline s’éloigne dangereusement de ce qui faisait son essence.

Alonso

Alonso : une F1 qui perd son ADN

Les trois premières courses ont mis en lumière un phénomène inquiétant : la gestion d’énergie prime désormais sur l’attaque. À Suzuka, certaines phases mythiques comme le 130R ont perdu leur intensité.

Alonso ne mâche pas ses mots :
« Les virages à grande vitesse sont devenus des stations de recharge pour les voitures. » Une image forte, qui résume parfaitement la dérive actuelle selon lui.

“Même 50 % de l’équipe pourrait piloter”

Alonso va encore plus loin dans la critique. Pour lui, la difficulté de pilotage s’est effondrée avec cette nouvelle génération de monoplaces :

« Je vous l’avais dit à Bahreïn : même le chef cuisinier pourrait conduire la voiture. »

Avant de nuancer, non sans ironie : « Maintenant, peut-être pas le chef, mais 50 % des membres de l’équipe pourraient la conduire à Suzuka. »

Un constat brutal, qui remet directement en question la valeur du talent pur dans certaines phases du tour.

Le piège du “superclipping”

Au cœur du problème : la gestion énergétique et ce fameux “superclipping”. Pour maximiser la performance en ligne droite, les pilotes sont contraints de lever le pied… là où autrefois tout se jouait.

« Vous roulez lentement dans des virages rapides pour recharger la batterie, puis vous avez toute la puissance en ligne droite. »

Conséquence directe :
« Le talent du pilote n’est plus nécessaire, les virages rapides ne sont plus un défi. »

Un constat qui fait écho aux inquiétudes déjà exprimées dans le paddock depuis les essais hivernaux.

Une solution encore floue

Malgré la virulence de ses propos, Alonso garde une porte ouverte. Pour lui, des ajustements sont possibles… mais le défi est immense.

« Il faudrait améliorer le superclipping et les réductions de puissance. »
Avant d’insister :
« C’est un problème qu’il faut régler. »

La réunion prévue le 9 avril entre la FIA et les écuries pourrait être déterminante. Une chose est sûre : Alonso y défendra une vision plus exigeante du pilotage.

Une contestation qui prend de l’ampleur

Les mots du pilote Aston Martin ne sont pas isolés. Ils s’inscrivent dans une contestation grandissante autour de cette “nouvelle ère” technique. Et derrière la critique, une question se pose déjà : la F1 2026 est-elle en train de perdre ce qui faisait sa magie ?

 

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