Ferrari a poursuivi ce vendredi matin son programme d’essais avec Pirelli sur le circuit de Fiorano, dans la continuité directe de la journée d’hier.

Ferrari : Fiorano, un laboratoire à ciel ouvert
Jeudi, la Scuderia Ferrari avait déjà mis en place un programme dense sous arrosage artificiel. L’objectif était clair : reproduire différentes conditions de piste humide pour tester les pneus intermédiaires et pluie extrême.
Charles Leclerc et Lewis Hamilton se sont relayés au volant pour accumuler des données, avec une priorité donnée à la compréhension du comportement des gommes.
« Ce n’est pas une question de vitesse, mais de ressenti. Sous la pluie, chaque détail compte », a expliqué Hamilton.
« On cherche surtout de la stabilité quand les conditions évoluent », a ajouté Leclerc.
Ce matin : conditions plus dures, tests plus poussés
La séance de ce vendredi matin a permis d’aller plus loin. La piste a été encore davantage arrosée, simulant des conditions proches de la pluie intense, souvent problématiques en course. Ferrari en a profité pour multiplier les relais et tester des réglages plus extrêmes. L’objectif : valider les tendances observées jeudi et explorer les limites d’adhérence des pneus.
« Ce matin, on a poussé les tests pour voir jusqu’où on peut aller en termes de constance », confie une source interne.
Un chantier clé pour 2026
Ces essais s’inscrivent dans un travail de fond mené avec Pirelli, alors que la Formule 1 cherche à améliorer le spectacle et la sécurité sous la pluie.
« Nous voulons des pneus plus exploitables, même dans des conditions extrêmes », assure le manufacturier italien.
Un travail discret, mais stratégique. Car de ces deux journées pourrait dépendre la capacité de la F1 à enfin offrir des courses pleinement disputées… même sous des trombes d’eau.
Au terme de ces deux journées d’essais menées à Fiorano avec Pirelli, Ferrari a accumulé des données précieuses plutôt que de chercher la performance brute.
Quelques chronos ont toutefois filtré en interne, avec des temps non officiels sans réelle valeur comparative, piste artificiellement détrempée oblige. Les meilleurs tours se situeraient dans une fourchette volontairement irrégulière, les ingénieurs ayant priorisé la constance et le comportement des pneus plutôt que la vitesse pure.
« Les chronos ne veulent rien dire dans ce type de test, tout dépend des conditions et du programme », glisse une source proche de l’équipe.
L’essentiel est ailleurs : Ferrari repart avec une base de travail solide pour affiner la compréhension des pneus pluie. Un chantier discret, mais stratégique, qui pourrait peser lourd lorsque les conditions météo viendront bouleverser la hiérarchie en course.








