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La Scuderia Ferrari pourrait introduire une version encore plus agressive de son aileron arrière « Macarena » et renoncer à son système FTM. Un choix audacieux destiné à maximiser la vitesse de pointe sur le tracé le plus rapide du calendrier.

Ferrari : un aileron « Macarena » encore plus extrême

Ferrari ne compte pas arriver les mains vides au Grand Prix de Belgique. Selon plusieurs informations venues d’Italie, la Scuderia prépare un important changement de configuration de sa SF-26 afin d’exploiter au mieux les longues lignes droites de Spa-Francorchamps. L’objectif est clair : réduire le déficit de vitesse de pointe face à Mercedes et McLaren, deux références dans cet exercice cette saison.

Déjà devenu l’une des innovations techniques les plus commentées de 2026, l’aileron arrière surnommé « Macarena » pourrait évoluer une nouvelle fois. Contrairement à un système classique, cette solution développée par Ferrari repose sur un volet mobile particulièrement sophistiqué, capable de réduire fortement la traînée aérodynamique lorsque l’aérodynamique active est déployée. Le dispositif, apparu lors des essais hivernaux puis développé au fil de la saison, a attiré l’attention de l’ensemble du paddock par son fonctionnement inédit.

Pour Spa, les ingénieurs de Maranello travailleraient sur une version encore plus agressive. Les simulations internes laisseraient espérer un gain pouvant atteindre 11 km/h en vitesse de pointe, un avantage considérable sur les longues accélérations menant notamment vers Les Combes et la chicane Bus Stop.

Ferrari prête à sacrifier de l’appui

Mais ce gain ne viendrait pas sans contrepartie. Toujours selon les informations en provenance du paddock, Ferrari envisagerait de se passer du système FTM (Flick Tail Mode) sur ce circuit. Cette innovation, qui exploite intelligemment le flux des gaz d’échappement afin d’augmenter l’efficacité aérodynamique du train arrière, procure davantage d’appui dans les virages mais sollicite également davantage le groupe propulseur.

En retirant ce dispositif à Spa, la Scuderia récupérerait entre 5 et 7 chevaux, un atout précieux sur un circuit où la vitesse maximale fait souvent la différence. En revanche, les pilotes devraient composer avec une monoplace offrant moins de stabilité dans les portions rapides comme « Eau Rouge-Raidillon » ou « Blanchimont ».

Un choix dicté par les caractéristiques de Spa

Le tracé belge est unique dans le calendrier.

Ses longues lignes droites, ses importantes variations d’altitude et ses secteurs très rapides récompensent les voitures capables de combiner faible traînée et puissance moteur. Ferrari estime que les bénéfices obtenus en vitesse pure pourraient largement compenser la perte d’appui aérodynamique, surtout face à des rivaux qui disposent actuellement d’un léger avantage sur ce terrain.

La météo pourrait toutefois rebattre les cartes. Spa est réputé pour ses conditions changeantes, et une course sous la pluie contraindrait probablement Ferrari à revenir vers une configuration plus chargée en appui afin de sécuriser le comportement de la SF-26.

Un test grandeur nature avant la dernière ligne droite

Au-delà du seul rendez-vous belge, cette évolution pourrait servir de laboratoire pour les circuits rapides de la fin de saison, notamment Monza. Si les gains annoncés se confirment, Ferrari disposerait enfin d’une arme supplémentaire pour lutter plus efficacement contre Mercedes et McLaren sur les pistes où la vitesse de pointe est déterminante. Reste désormais à savoir si ce pari technique se traduira en performance… ou s’il obligera la Scuderia à trouver un nouvel équilibre sur un circuit qui ne pardonne aucune approximation.

 

 

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