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Pecco Bagnaia

Francesco « Pecco » Bagnaia, l’homme aux deux couronnes mondiales (2022-2023), semble incapable de sortir de la spirale infernale entamée l’an dernier. Pour Livio Suppo, ce n’est plus seulement une mauvaise passe, c’est une tragédie sportive qui menace l’avenir même du pilote italien chez les Rouges.

Le contraste est violent. Il y a quelques semaines encore, Francesco Bagnaia donnait l’impression d’avoir tourné la page. Rapide à Sepang, solide en simulation, presque retrouvé. Aujourd’hui, il est méconnaissable. Et le paddock commence à poser une question que personne n’osait formuler : et si le problème était plus profond ?

Livio Suppo n’a pas cherché à adoucir le constat :

« Ce qui est étrange, c’est de ne revoir Pecco en pleine forme que par intermittence… c’est inquiétant. » Le mot est lâché. Inquiétant. Et dans le contexte actuel, il sonne comme un avertissement.

Neuvième du championnat, seulement 25 points, dominé non seulement par Marco Bezzecchi et Jorge Martin chez Aprilia, mais aussi par plusieurs Ducati satellites… le déclassement est brutal.

Plus inquiétant encore : il n’y a pas de logique claire. Bagnaia n’est pas constamment lent. Il montre des éclairs. Des moments où il redevient ce double champion capable de faire basculer une course. Puis tout disparaît.

« Une mauvaise année, ça arrive… mais s’il en enchaîne deux, ce sera beaucoup plus difficile » annonce Suppo sur GPOne.

Bagnaia

Le spectre de la deuxième année noire pour Pecco Bagnaia

C’est là que le problème change de nature. On ne parle plus d’un passage à vide. On parle d’une possible rupture.

La saison dernière n’est jamais vraiment partie. La Ducati Desmosedici GP25 l’avait piégé, notamment au freinage. Une perte de confiance progressive, presque invisible, mais destructrice. 2026 devait être une renaissance. C’est, pour l’instant, une prolongation. Et cette continuité est ce qui inquiète le plus.

Le paradoxe est total. La Ducati reste performante. Mais pas pour lui. Fabio Di Giannantonio, Marc Marquez, voire Alex Márquez parviennent à exploiter la machine mieux que lui. Une situation impensable il y a encore un an.

À Austin, Bagnaia évoque une usure des pneus incontrôlable, une perte d’adhérence arrière rapide, une incapacité à freiner correctement. Le plus troublant ? Ces problèmes apparaissent surtout en course. Comme si la moto changeait de visage au moment critique.

Ducati peut accepter un pilote en difficulté. Ducati ne peut pas accepter un pilote qui ne comprend plus sa moto. Car dans ce cas, le problème devient structurel.

Et dans un contexte où Pedro Acosta est déjà en embuscade, où Marc Marquez capte l’attention, la position de Bagnaia se fragilise.

Le plus dur pour Bagnaia n’est pas de perdre. C’est de ne plus savoir pourquoi. Ses performances apparaissent… puis disparaissent. Sa confiance revient… puis s’effondre. C’est le début d’un vrai problème. Et cette fois, il ne suffira peut-être pas d’attendre pour qu’il disparaisse.

Pecco Bagnaia joue sa survie dans les prochaines semaines. S’il ne retrouve pas la régularité qui a fait sa gloire, il ne sera bientôt plus qu’un « double champion du passé » éclipsé par la nouvelle garde. Comme le dit Suppo, le temps presse : en MotoGP, le public oublie vite, et la gloire ne dure que le temps d’un tour chrono.

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