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Davide Brivio

L’échiquier du MotoGP pour 2027 continue de se dessiner dans une complexité fascinante, et cette fois, c’est l’avenir de Joan Mir qui est au centre de toutes les attentions. Entre naufrage statistique chez Honda et l’ombre protectrice de Davide Brivio, le champion du monde 2020 avec Suzuki joue sa survie dans la catégorie reine. Voici ce qui pourrait être le transfert de la « dernière chance » pour le Majorquin.

La situation de Joan Mir commence sérieusement à sentir le roussi. Pas dans six mois. Maintenant.

Sur la grille, peu de pilotes traversent une période aussi brutale. Les chiffres parlent d’eux-mêmes, et ils ne laissent pas vraiment de place à l’interprétation : depuis son arrivée chez Honda, Mir a abandonné 35 fois en Grand Prix. Et surtout, 31 de ces abandons sont des chutes. Pas des pannes. Pas des incidents isolés. Des chutes.

Et cette saison 2026 n’arrange rien. Trois courses, trois abandons. Le genre de série qui, en MotoGP, finit toujours par coûter un guidon.

À Austin, l’Espagnol n’a pourtant pas ralenti. Au contraire. Il attaquait pour un top 6, il y croyait. Et il est tombé. Encore. Mais ce qui frappe, c’est qu’il ne renie rien. « Aucun regret ».

Une déclaration qui résume bien sa situation. Mir sait qu’il joue à la limite. Il sait aussi qu’en dessous, il n’y a rien à aller chercher avec cette Honda. Alors il force. Et ça casse.

Dans les coulisses, la tendance est claire. Honda prépare la suite. L’arrivée de Fabio Quartararo en 2027 ne fait quasiment plus de doute. Le nom de David Alonso circule avec insistance pour compléter le duo. Résultat : il n’y a plus beaucoup de place.

Mir et Marini arrivent tous les deux en fin de contrat. Marini est déjà annoncé ailleurs, du côté de Yamaha. Pour Mir, l’équation devient simple : soit une porte de sortie s’ouvre… soit la grille se referme.

Joan Mir

Son ancien patron chez Suzuki Davide Brivio est en embuscade

Et c’est là qu’un nom réapparaît. Pas n’importe lequel. Davide Brivio. Celui qui a accompagné Mir jusqu’au titre en 2020 chez Suzuki. Celui qui sait exactement ce que l’Espagnol peut donner quand tout est en place.

Aujourd’hui chez TrackHouse, Davide Brivio pousse en coulisses. Vraiment. Selon les infos qui circulent sur GPOne, il veut Mir. Pas en option. Pas en secours. Il le veut pour reconstruire autour de lui. Le lien est évident. La confiance aussi.

Sur le papier, le scénario paraît simple : Mir quitte Honda, rejoint TrackHouse, relance sa carrière. Dans les faits, c’est plus subtil. TrackHouse doit déjà gérer ses propres équilibres. Ai Ogura est en discussion pour prolonger. Raul Fernandez est aussi en fin de contrat.

Et détail qui compte : Mir et Fernandez partagent le même agent. Ce genre de paramètre peut peser lourd au moment de trancher.

Ce qui se joue là dépasse un simple transfert. Mir n’est pas un rookie à replacer. C’est un champion du monde. Un pilote qui a prouvé qu’il pouvait gagner un titre avec une moto cohérente.

Mais aujourd’hui, l’image est brouillée. Les chutes s’accumulent. Les résultats disparaissent. Et dans un paddock qui avance vite, la mémoire est courte.

Honda semble prête à tourner la page. TrackHouse représente peut-être la seule vraie opportunité de rebond immédiat avec l’Aprilia. Et au milieu de tout ça, Mir continue de faire ce qu’il a toujours fait : attaquer.

Passer de la Honda « indomptable » à l’Aprilia de TrackHouse serait une bénédiction pour Mir. Après avoir passé trois ans à se battre contre une machine qui veut le désarçonner à chaque virage, retrouver la direction de Davide Brivio pourrait lui permettre de renaître.

Cependant, avec un taux de chute aussi élevé, Mir doit prouver d’ici la fin 2026 qu’il n’a pas perdu sa confiance. Chez Honda, il pousse au-delà des limites par nécessité, mais chez TrackHouse, il devra réapprendre à piloter avec précision.

Joan Mir

 

 

 

 

 

 

 

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