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Pour sa 11e saison consécutive en MotoGP, Michelin Motorsport fait évoluer l’allocation pneumatique pour la majorité des Grands Prix 2026 en réduisant la diversité des spécifications tout en augmentant le nombre de pneus disponibles par spécification.

Cette nouvelle allocation permet de réduire significativement le nombre total de pneus produits, transportés et recyclés au cours de la saison, tout en maintenant un haut niveau de performance et en garantissant un spectacle sportif intense.

Moins de pneus, plus de spectacle

Fidèle à sa philosophie du « faire plus avec moins », Michelin Motorsport fait évoluer l’allocation pneumatique en réduisant le nombre de spécifications proposées lors de la majorité des Grands Prix, tout en affinant leur répartition. Inscrite dans une stratégie axée sur la durabilité et l’optimisation des ressources, cette approche illustre une nouvelle fois la capacité d’innovation de Michelin. Le manufacturier français poursuit une réduction progressive et maîtrisée du nombre de pneus utilisés, une démarche cohérente avec son ambition de limiter son empreinte environnementale dans chaque championnat où il est engagé, sans jamais compromettre la performance au plus haut niveau. Cette décision, définie en concertation avec les équipes ainsi qu’avec Dorna Sports, l’IRTA et la MSMA, a été officiellement validée par la « Grand Prix Commission ».

Ainsi, pour la nouvelle saison, les pilotes disposeront de deux spécifications de pneus avant lors de la majorité des Grands Prix, contre trois en 2025. En contrepartie, l’allocation par moto passe à sept pneus par spécification, contre cinq les saisons précédentes.

Au total, chaque machine recevra 14 pneus avant par week-end de Grand Prix (contre 15 en 2025). Cette évolution se traduit par une réduction significative de l’empreinte carbone de Michelin, avec près de 500 pneus de compétition économisés en fabrication, transport et recyclage sur l’ensemble de la saison.

Cette nouvelle allocation offre néanmoins une plus grande liberté stratégique aux équipes et aux pilotes, grâce à un nombre accru de pneus issus de la spécification la mieux adaptée à leur style de pilotage, selon les caractéristiques propres à chaque circuit.

« Avec cette nouvelle rationalisation de l’allocation des pneus avant, nous poursuivons un travail engagé dès 2018 », explique Piero Taramasso, responsable de la compétition deux-roues chez Michelin. « Au cours des huit dernières saisons MotoGP, Michelin a divisé par deux le nombre de spécifications mises à disposition des pilotes, tout en améliorant en permanence la sécurité et la performance sur un nombre croissant de circuits, comme en témoignent les nombreux records établis. À titre de comparaison, la saison 2018 comptait 58 spécifications différentes de pneus avant et arrière pour 19 Grands Prix, contre 27 spécifications en 2026 pour 22 courses. Cette optimisation continue nous a permis de réduire progressivement les volumes de pneus fabriqués, transportés puis recyclés. Michelin réaffirme ainsi sa détermination à concilier innovation technologique, performance sportive et responsabilité environnementale. »

Pour la majorité des Grands Prix, chaque pilote disposera donc de 14 pneus avant (7 de chaque niveau de gomme) et de 12 pneus arrière (7 du composé le plus tendre et 5 du plus dur). Concernant les pneus pluie, l’allocation reste fixée à 6 pneus avant et 7 pneus arrière, répartis sur deux spécifications (Soft et Medium). Chaque pilote pourra utiliser un total de 10 pneus avant et 12 pneus arrière au cours des trois jours d’activité en piste de chaque Grand Prix.

Alors que les pneus arrière sont dans la grande majorité des cas asymétriques, c’est-à-dire composés de deux gommes renforcées différemment selon le nombre de virages à droite ou à gauche, les pneus avant sont presque toujours symétriques. Trois exceptions subsistent néanmoins au cours de la saison : le Sachsenring (Allemagne), Phillip Island (Australie) et Valence (Espagne). Dans ces cas précis, la bande de roulement associe deux composés différents selon un ratio 2/3 – 1/3.

Une exception pour les circuits sensibles aux conditions météo

Pour les circuits particulièrement exposés à l’incertitude météorologique et aux variations de température, l’allocation restera identique à celle de la saison 2025, afin de garantir sécurité, performance et équité sportive.

Les Grands Prix concernés sont :

  • Michelin Grand Prix de France (Le Mans)

  • British Grand Prix (Silverstone)

  • German Grand Prix (Sachsenring)

  • Australian Grand Prix (Phillip Island)

  • Grand Prix de la Communauté Valencienne (Cheste)

Pour ces épreuves, trois spécifications de pneus avant seront maintenues, avec une allocation de cinq pneus par spécification.


Interview de Piero Taramasso, Responsable de la compétition deux-roues chez Michelin Motorsport :

Comment concevez-vous des pneus capables de répondre à toutes les conditions de piste, y compris avec plusieurs formats de course comme le Sprint et le Grand Prix ?

« Le MotoGP est probablement l’un des environnements les plus exigeants du sport mécanique. Depuis l’introduction des courses Sprint en 2023, les pilotes doivent rouler presque au rythme des qualifications sur une distance équivalente à la moitié d’un Grand Prix le samedi, puis gérer une distance deux fois plus longue le dimanche, parfois dans des conditions météorologiques différentes. Pour répondre à ces contraintes, nous avons dû développer des pneus d’une polyvalence extrême — capables d’offrir un très haut niveau de performance dès les premiers virages, tout en garantissant une constance parfaite sur la durée. Ces qualités peuvent sembler contradictoires, mais nous avons relevé le défi. Cela nécessite une grande capacité d’anticipation, une analyse fine des données moto et circuit, ainsi qu’une compréhension précise des contraintes. Au final, ce double format de course met parfaitement en valeur la robustesse de nos solutions. »

Comment parvenez-vous à proposer des pneus aux performances équivalentes pour des motos très différentes, tout en favorisant le spectacle en piste ?

« C’est sans doute l’un de nos plus grands défis en MotoGP. Notre objectif n’a jamais été de favoriser un constructeur ou un style de pilotage, mais de créer les conditions d’un championnat ouvert où chacun peut exprimer son potentiel. Les motos reposent sur des technologies variées et les pilotes présentent des profils très différents, pourtant nous devons fournir une offre pneumatique unique, performante pour tous.

La disponibilité de plusieurs constructions et composés joue ici un rôle essentiel : elle permet aux équipes et aux pilotes d’adapter leur stratégie, d’effectuer des choix techniques et d’exploiter au mieux le package pneumatique. Lorsque la victoire se décide dans les derniers virages, nous pouvons considérer que cet équilibre est atteint — et c’est une véritable fierté pour Michelin d’y contribuer. »

Quel regard portez-vous, en tant que manager, à la veille de cette dernière saison, après une présence continue depuis 2016 ?

« Avec le recul, je retiens avant tout la dimension humaine et collective de cette aventure. Bien sûr, il y a la performance, les records et les progrès technologiques impressionnants. Mais rien de tout cela n’aurait été possible sans l’engagement total des équipes Michelin Motorsport. La proximité de nos équipes avec l’ensemble des acteurs du MotoGP est déterminante. Cet engagement sincère et responsable, au service de l’un des plus grands spectacles du sport mécanique, associé à une volonté constante de progresser dans le respect de l’esprit de la compétition, reflète tout simplement l’ADN de Michelin Motorsport. »

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