Dans un souci fort louable de rendre le sport motocycliste toujours plus propre, les autorités viennent de préciser la réglementation concernant les futures Moto2 qui prendront la piste en 2019, une fois le contrat actuel avec Honda achevé. Les MotoGP suivront, deux ans plus tard…

Outre le moteur Triumph qui tient la corde pour remplacer le propulseur japonais en Moto2, une nouvelle qui n’est toutefois toujours pas complètement officialisée dans le communiqué publié hier, la réglementation aborde la nature des matériaux autorisés concernant deux éléments importants des motos.

1/  Carénage, cache-réservoir, selle et et garde-boue : la fibre de carbone, certes légère et rigide mais cassante et imputrescible, sera remplacée par la fibre de lin. Déjà interdite pour les roues, la fibre de carbone disparaîtra donc des Moto2 dès 2019 et des MotoGP et Moto3 en 2021.

Déjà utilisée dans les skis de compétition, la fibre de lin offre de nombreux avantages pour faire un composite: faible densité (1,5 vs 2,54 pour la fibre de verre), rigidité spécifique plus élevée que celle des fibres de verre, absorption des vibrations supérieure à celle des fibres de carbone et de verre et isolation thermique supérieure à celle des fibres de carbone.

2/ Châssis : dans le même propos écologique, et devant le succès rencontré par KTM avec son simple châssis tubulaire, il a été décidé de promouvoir les parties-cycles en matière organique végétale.
Dans un premier temps, les Moto2 disposant d’un cadre en bois bénéficieront donc d’un avantage chronométrique de 5 secondes par tour la première année, avant de s’amenuiser les saisons suivantes, au fur et à mesure du développement de cette technique promise à un bel avenir. De plus, deux secondes supplémentaires seront accordées pour chaque équipe utilisant une essence végétale propre à sa contrée.

Ainsi, les branches racing de KTM et Kalex ont déjà fait savoir que leurs châssis seront en sapin tandis que Speed Up semble encore hésiter entre l’olivier et le cyprès.
Même problématique chez Tech3 où des tests sont actuellement en cours pour déterminer ce qui, entre le chêne et le platane, offrira le meilleur rapport poids/rigidité.

Toujours concernant l’équipe française, il semble que l’on ait confié à Sébastien Charpentier le rôle de metteur au point de la prochaine Mistral M610. Interrogé sur cette future mission qui le ferait reprendre racine dans le milieu, l’ancien double Champion du Monde de Supersport a préféré noyer le poisson…

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