D’un mal, il peut toujours en sortir un bien dit l’adage et c’est vrai en MotoGP comme ailleurs. Suzuki aura connu une année noire en 2017 avec sa GSX-RR au choix moteur peu judicieux. Un effondrement après une campagne 2016 marquée par des podiums et une victoire en compagnie d’un Maverick Vinales conquérant. Mais trop efficace. Avec ses bons résultats, il a fait sortir Suzuki d’un bal des débutants au règlement assoupli. On a donc pu moins tester sur la moto, on a dû faire la saison avec ce que l’on avait comme mécanique et on a vu ce que cela a donné. Mais, bonne nouvelle : en 2018, Suzuki pourra à nouveau travailler comme Aprilia et KTM !

C’est donc bien grâce, et non pas à cause de ses mauvais résultats que Suzuki va pouvoir être doté de neuf moteurs au lieu de sept pour la saison, travailler sur ses mécaniques sans frein, faire des tests à l’envie et même aligner à six occasions une troisième moto alors que ses compatriotes japonais et l’homologue italien n’auront droit qu’à trois opportunités. Les bleus d’Hamamatsu pourront même changer leur carénage selon leurs humeurs…

Une aubaine pour les troupes de Davide Brivio qui s’étaient fourvoyées en début d’année sur leur moteur. A présent dans la cour des grands, ils n’ont pu faire marche arrière comme KTM. Et on en voit les conséquences à la lecture des deux trajectoires suivies par les deux constructeurs durant cet exercice 2017. Aprilia est aussi dans ce cas, mais sa situation est moins flagrante…

Avec un Iannone quinzième au championnat et un Rins dix-septième, Suzuki n’a clairement pas marqué les six points, dits de concession, qui l’auraient gardé en compagnie de Yamaha, Honda et Ducati. Le barème est le suivant : trois points pour une victoire, deux pour une seconde place et un pour la troisième position. Le tout acquis sur le sec. En 2016, Viñales avait gagné à Silverstone puis il était monté sur la dernière marche du podium au Mans, au Motegi et à Phillip Island.

Bref, en 2018, Suzuki pourra renaître de ses cendres…